Affaire de la sextape: Pour Thiriez, «la seule réponse convenable est la fermeté»

FOOTBALL Le président de la LFP s'est exprimé dans une tribune publiée sur le site du Figaro...

N.C. avec AFP

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Frédéric Thiriez à une réunion du Medef à Paris, le 24 septembre 2014
Frédéric Thiriez à une réunion du Medef à Paris, le 24 septembre 2014 — ERIC PIERMONT / AFP

Frédéric Thiriez lance les hostilités. A la veille de la conférence de presse de la FFF concernant le cas Benzema, le président de la LFP a publié une tribune sur le site du Figaro, mercredi soir. Il y prône la «fermeté» face aux «affaires» secouant l'équipe de France.

«Porter le maillot bleu n'est pas quelque chose d'ordinaire. L'exemplarité, si l'on veut reconquérir les coeurs, doit l'emporter même sur la performance, écrit le patron de la Ligue de football professionnel. La seule réponse convenable est la fermeté, même si elle peut paraître sévère, voire injuste».

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«L'équipe de France, depuis dix ans, est régulièrement secouée par des affaires qui nourrissent un désamour croissant de nos compatriotes pour ceux qui défendent nos couleurs. Stop !», conjure M. Thiriez. Dans cette tribune, le responsable s'intéresse à «la France du foot, exaspérée par les scandales (...) les sextapes et autres histoires de prostituées...».

«Le sport étale les vices les plus navrants»

«Le sport le plus populaire, qui devrait éduquer, rassembler, donner l'exemple, étale au contraire, sous la loupe des médias, les vices les plus navrants: l'avidité, le pouvoir, l'argent», souligne M. Thiriez qui élargit le spectre de son analyse à la crise qui touche la Fifa.

«Et tout cela à quelques mois seulement de ce qui devrait être une joyeuse fête nationale, le championnat d'Europe 2016. De la base au sommet de la pyramide, des 2 millions de licenciés aux 1.000 joueurs professionnels, sans oublier les 500.000 bénévoles et les 40 PME que sont les clubs pros, le football français assiste muet à la destruction de son image», déplore-t-il encore.