Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Domenech: «J'aurais pu être Materazzi»

Domenech: «J'aurais pu être Materazzi»

FOOTBALLDe l’huile sur le feu en attendant le choc...

Nouvelle pique du roi de la provoc’ Raymond Domenech, qui apparemment n’en peut plus d’attendre le match Italie-France du 8 septembre prochain. «Allez: j'aurais pu être Materazzi», a lâché le sélectionneur, dans un entretien au «Parisien» de jeudi. «En finale de Coupe du monde, tu marques un but, tu fais virer le meilleur joueur adverse et tu marques ton tir au but. On peut me dire ce qu'on veut sur Pirlo, Materazzi, c'est l'homme du match.»


Manière de dire que les points forts des Italiens ne résident pas forcément dans leur jeu léché version Pirlo, mais plutôt dans leur coup de boule (sur le ballon) et leurs tacles assassins, version Materazzi (un style que n’aurait pas renié le Domenech joueur).



Pour autant, Domenech tient à répondre au grand Marco, qui avait déclaré «J'attends Monsieur Domenech et tous ceux qui ont exprimé des jugements sur moi. Je les regarderai dans les yeux sans baisser la tête même pas une seule seconde». Le sélectionneur réplique ainsi: «Il dit "Monsieur", c'est bien. Il ne pourra pas faire ce qu'il dit. C'est impossible: il mesure près de 2m et moi 1,76. Pour me regarder dans les yeux, il sera donc obligé de baisser la tête».


«J'ai connu un France-Italie acheté»


Et Raymond-la science ne s'arrête pas là et balance sévère contre les Transalpins (des propos qui font d'ailleur la une du site internet de la «Gazzetta dello Sport»). Morceaux choisis: «Je suis très heureux qu'on ait échappé au stade Olympique de Rome, où l'ambiance se perd». «Le seul souci dans ce genre de match, c'est l'arbitre. De toute façon, avec les Italiens, c'est une habitude». «Moi, j'ai connu un France-Italie espoirs avec un arbitre acheté». «Je sais comment va être Gattuso: la fumée va lui sortir de tous les côtés». «Ils vont vouloir chauffer le match»...


Raymond Domenech a évidemment l’esprit focalisé sur ce choc, mais ce roi du contre-pied jure ses grands dieux que ce n’est pas le cas: «(Le match amical) Slovaquie-France du 22 août servira à cela: rassembler tout mon groupe pour l'Ecosse, les Iles Féroé et la Lituanie, enchaîne-t-il. Je dirai aux joueurs: «préparez-vous pour ces matchs-là. Si vous ne vous préparez que pour Italie-France, on est morts!». Si on obtient un résultat en Italie, tout le monde croira qu'on est qualifiés. Pourtant, non, ce n'est pas vrai».


Non, Landreau n’est pas petit


En l'absence de Grégory Coupet, son gardien numéro 1 indisponible quatre mois, Domenech parle de son remplaçant désigné, Mickaël Landreau, jouant sur les mots en parlant de la taille du gardien du PSG, souvent taxé de «petit» portier conformément à une fausse idée reçue (1,84 m tout de même). Landreau «est moins spectaculaire que d'autres gardiens de but, il fait un peu pataud, mais quand on me parle de sa taille, je demande toujours: qui est le plus grand entre Coupet, Barthez et Landreau: c'est Micka.»


Landreau Compilation
jojo15320

«Il dégage de la sérénité, de la tranquillité", conclut le technicien à propos du Parisien. Au moment de la blessure de Coupet, Domenech a répété qu'il existait une hiérarchie des gardiens et que Coupet restait numéro 1 selon lui. Le coach des Bleus espère ainsi revoir le portier de l'OL en Autriche et en Suisse l'été prochain à l'Euro, une fois que la France sera qualifiée.


Plus de cumul à la DTN


Enfin, Domenech révise ses ambitions de cumulard au sujet de la Direction technique nationale, qu'il voulait combiner avec son poste de sélectionneur. Candidat «plus que jamais», mais pas en septembre. «Il faut garder Jean-Pierre Morlans [qui assure actuellement l'intérim] encore deux ans, jusqu'à la fin du mandat du président Escalettes. Pendant ce temps-là, je travaille avec lui pour me mettre à jour sur les dossier et lui succéder dans deux ans». Pas con, le Raymond...