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Quelle vérité et quel avenir pour Manaudou?

Quelle vérité et quel avenir pour Manaudou?

NATATIONAlors que la piste du litige financier s'impose, son club de Canet annonce que «la porte sera toujours ouverte» pour la chapionne...
S.A

S.A

Imbroglio et foutage de gueule. L'Affaire Manaudou semble loin d'être terminée, au lendemain de son «exclusion» du club italien de Lapresse. Après avoir évoqué le comportement de la nageuse française lors de l'Open de Paris, la piste d'un litige financier entre la championne et le groupe transalpin se fait jour.


Comme le note Grégory Schneider dans «Libé» de mardi, on ne peut croire longtemps au seul argument du patron de LaPresse, Marco Durante, selon lequel il faut que Manaudou «comprenne et s'excuse». «Comprenne quoi, au juste? Qu'il faut être poli avec les copines? Qu'il faut regarder ton coach quand il te parle? On se fout du monde». Se cacher derrière l'exemplarité nécessaire d'un sportif de haut-niveau, c'est se laisser abuser à peu de frais. «L'Equipe» raconte en effet que «Samedi, Laure en larmes a apporté à son père et à son avocat la copie d'un contrat qu'elle avait signé quelques jours plus tôt en Italie». Or, selon l'avocat de Manaudou, Me Poulmaire, la nageuse a été «abusée et manipulée» sur son droit à l'image par LaPresse, qui avant d'être un club de natation, est une agence de droits d'image.


Des «contacts» avec Philippe Lucas


La supercherie d'une sanction pour mauvais caractère fait donc long feu. Et il faut tout de même arrêter de nous prendre pour des cons! Si LaPresse a démenti lundi en fin de soirée l'existence d'un contrat, il semble que c'est ce litige, quel que soit celui qui a raison, qui explique plus sûrement le comportement de Manaudou durant la compétition parisienne, ainsi que son envie de vacances.


Reste à savoir quel va être le futur de la toujours pensionnaire de Canet-en-Roussillon, à un an des JO de Pékin. Mardi matin, Arlette Franco, maire de Canet, a déclaré que «la porte sera toujours ouverte pour Laure Manaudou. Notre position n'a pas bougé, son avenir lui appartient. Si elle souhaite revenir c'est à elle de déterminer si elle choisit les résultats». Et la Fédération française d'indiquer que des «contacts ont été pris» avec Philippe Lucas, l'entraîneur historique de «la Manaudou», qui est injoignable et n'est plus apparu depuis l'annonce de LaPresse. Pour autant, l'ydille de la nageuse avec Luca Marin pourrait constituer un frein à son retour en France.