OM: Pour Lassana Diarra, le football est un « échappatoire » selon son entraîneur Michel

FOOTBALL Le milieu français a perdu sa cousine dans les attentats qui ont touché Paris...

20 Minutes avec AFP

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Lassana Diarra avant le match entre l'Angleterre et la France le 17 novembre 2015.
Lassana Diarra avant le match entre l'Angleterre et la France le 17 novembre 2015. — Matt Dunham/AP/SIPA

« Le football est une échappatoire » pour Lassana Diarra, qui a perdu une cousine dans les attentats de Paris le 13 novembre, a expliqué vendredi son entraîneur à l'Olympique de Marseille, Michel.

« Mardi, nous avons parlé avec "Lass", quand c'était plus calme, il m'a dit qu'il ne pouvait pas arrêter de jouer, le foot est une échappatoire pour lui », a dit l'entraîneur espagnol lors de la conférence de presse d'avant Saint-Étienne/OM, dimanche, pour la 14e journée de Ligue 1.

« Repartir de l'avant »

Le milieu de terrain avait déjà joué avec l'équipe de France mardi à Wembley contre l'Angleterre. Il n'est pas revenu à l'OM depuis son départ au stage des Bleus, qui débutait le 9 novembre, « il devait s'entraîner avec nous ce matin (vendredi) mais il n'a pas pu en raison de problèmes familiaux, il viendra demain, la personne est toujours plus importante que le joueur », a ajouté Michel, qui n'a pas spécifié s'il alignerait ou non Lass dimanche.

« Quand on perd quelqu'un de cher, le foot, ou n'importe quelle profession, t'aide non pas à oublier mais à repartir de l'avant », a estimé Michel. « Nous devrons être tous autour de lui, proches, montrer notre solidarité, a ajouté l'Espagnol. Ce qui arrive à nos joueurs nous affecte, la joie comme la tristesse, nous préférons les partager. »

Une semaine après les attentats contre Paris et le Stade de France, le technicien olympien a ajouté que «non, ce n'est pas facile d'entraîner dans ces conditions. Il ne s'agit pas d'être dégoûté ou triste, mais de se demander dans quel monde nous vivons». Interrogé sur les attentats qui avaient frappé la gare d'Atocha, dans sa ville de Madrid, le 11 mars 2004, il a estimé que «plus rien n'a été pareil après».

« Dans le sport, il n'y a pas de couleur, de religion, ni de race », a conclu Michel, qui a tenu à ajouter: « Souvent, l'image violente du football est mise en avant mais, cette semaine, il y a eu un exemple de solidarité à Wembley ».