Angleterre-France. «Ça prend au cœur et aux tripes», réagit Deschamps

FOOTBALL Le sélectionneur a vibré avec l'hommage de Wembley après les attentats de Paris...

20 Minutes avec AFP

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Didier Deschamps dans le bus de l'équipe de France pour le match face à l'Angleterre, le 17 novembre 2015.
Didier Deschamps dans le bus de l'équipe de France pour le match face à l'Angleterre, le 17 novembre 2015. — A.GRANT/AP/SIPA

La communion de deux nations. C'est l'image qu'on retiendra du match de football remporté par l'Angleterre (2-0) face à la France, mardi. Une Marseillaise chantée par Wembley pour une réponse aux terroristes de Daesh. Le sélectionneur, Didier Deschamps, a été remué.

Comment avez-vous vécu cet hommage de Wembley?

Depuis notre arrivée, on a eu des témoignages de solidarité très très forts. Je voudrai remercier le peuple anglais et ceux qui étaient ici à Wembley. Cela a été très fort émotionnellement. Dans la solidarité, la douleur, ça a été un grand moment. Tout le monde était uni dans ce moment de communion qui marque forcément les esprits parce que ça prend au coeur et aux tripes. C'est beau, c'est émouvant, grandiose, c'est très fort.

Saviez-vous que le match Allemagne-Pays-Bas avait été annulé et cela vous a-t-il inquiété?

Je le savais avant le match. Je ne sais pas si les joueurs l'ont su. On n'a pas fait en sorte de communiquer non plus. On n'avait pas besoin d'en rajouter, ce qu'on avait vécu vendredi était déjà lourd et pesant.

Les joueurs avaient-il la tête au football?

Le match d'aujourd'hui avait une dimension sportive mais aussi une dimension humaine plus importante. L'envie, les joueurs l'avaient et je ne veux pas sous-estimer la victoire de l'Angleterre. Après, face à une bonne équipe d'Angleterre, on était présent mais on n'avait pas les arguments psychologiques et physiques pour jouer un match de haut niveau.

Vous avez fait entrer en seconde période Lassana Diarra, qui a perdu sa cousine lors des attentats. En aviez-vous discuté avant avec lui?

J'ai discuté avec Lassana. Il ne m'a rien demandé de spécial. Il m'a dit qu'il était là, disponible. J'ai choisi de le faire rentrer parce que sur le plan humain, c'était lui envoyer un signe. Il nous avait fait passer un message remarquable (sur les réseaux sociaux pour annoncer la mort de sa cousine, ndlr) et sa présence a été quelque chose de très très fort. C'est pour ça que j'ai décidé de le faire jouer la dernière demi-heure.