Ligue des Champions: Manque d'envie et de talent... Ce qui a manqué à Lyon pour l'emporter

FOOTBALL Les raisons pour lesquelles les joueurs de l’OL sont passés à côté de leur premier match de Ligue des Champions à Gand…

Gilles Durand, envoyé spécial à Gand

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Maxime Gonalons (à gauche) en duel avec Danijel Milicevic, le buteur gantois.
Maxime Gonalons (à gauche) en duel avec Danijel Milicevic, le buteur gantois. — J. THYS / AFP

Le spectre de Nicosie a plané sur cette première rencontre de Ligue des champions pour l’OL. Face à une équipede la Gantoise qui semblait sur le papier largement à sa portée, les Lyonnais sont passés à côté de leur sujet et ont concédé le match nul (1-1) en terre belge. La faute à quoi ?

Un manque d’envie. Le buteur Christophe Jallet le conçoit : « On a montré moins d’envie que notre adversaire ». A onze contre onze, en première période, le milieu de terrain de l’OL n’est jamais parvenu à se débarrasser du pressing belge très haut et très bien organisé. En infériorité numérique, les Gantois ont ensuite donné une belle leçon de courage et d’abnégation. C’est sûrement ce qui a le plus manqué aux Lyonnais pour imposer leur jeu.

Des temps forts mal négociés. En début de seconde période, Lyon a eu maintes occasions de se mettre à l’abri après le but de Jallet. Mais le trio d’attaque lyonnais manque encore d’automatisme et l’adresse a fait défaut à de trop nombreuses reprises. Beauvue éteint, seul Lacazette semblait capable de faire basculer le match. Mais la maladresse et le destin (un but refusé pour hors-jeu et un penalty raté en fin de rencontre) en ont décidé autrement.

Lyon s’est-t-il trompé d’adversaire? Lors de la conférence de fin de match, l’entraîneur Hubert Fournier a évoqué « la furia de Genk ». L’émotion, sans doute ! On espère que les Lyonnais n’ont pas visionné les rencontres de l’autre club flamand pour se préparer. Cela expliquerait peut-être certaines errances tactiques.