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Ligue 1: La technologie sur la ligne de but vaut-elle vraiment le coût?

Ligue 1: La technologie sur la ligne de but vaut-elle vraiment le coût?

FOOTBALLLe système va débarquer dans notre championnat la saison prochaine...
Nicolas Camus

N.C.

La majorité des acteurs de Ligue 1 ont accueilli la nouvelle avec bonheur, jeudi. La technologie sur la ligne de but (GLT), qui permet de savoir si un ballon est entré ou pas, sera disponible en Ligue 1 dès la saison prochaine. «Elle est bienvenue dans la mesure où un but peut vraiment déterminer un résultat. Dans des situations compliquées, on pourra savoir ce que l’on doit accorder», a réagi ce vendredi Laurent Blanc. Un point de vue largement partagé.

« Quelle formidable avancée. https://t.co/AWO290tjng — Michel Seydoux (@miseydoux) 16 Avril 2015 »

Mais il y a ceux qui se posent des questions. Combien cela va-t-il coûter? Qui va payer? «La LFP est gentille mais je n'ai pas envie de dépenser 200.000 euros pour un gadget», a par exemple réagi le président de Bordeaux Jean-Louis Triaud sur Eurosport. Il n’aura pas à s’en inquiéter, Frédéric Thiriez a assuré que le dispositif sera «entièrement financé et supervisé par la Ligue». Surtout, assure le président de la Ligue, les tarifs, compris jusque-là dans une fourchette allant de 200.000 à 300.000 euros par stade, ont nettement baissé. «C'est désormais moins cher. Il faut établir un cahier des charges, puis consulter les deux principaux opérateurs, l'Anglais Hawkeye et l'Allemand Goalcontrol», précise-t-il.



L’Equipe parle d’environ 1,4 million d’euros par an pendant six ans, délai au-delà duquel il faut renouveler le système. Ce qui représenterait 70.000 euros par stade, un coût effectivement plus attractif. Toutefois, Jean-Louis Triaud touche du doigt le cœur du débat quand il parle de «gadget». On a bien cherché, à part le cas Ocampos lors d'OM-OL, on ne voit pas dans ces dernières saisons une situation flagrante où cette technologie aurait pu être utilisée.

Les polémiques concernant l'attribution de penalties ou les buts refusés pour des hors-jeu inexistants sont bien plus nombreuses. «Si on veut vraiment aider l'arbitre, il nous faut l'arbitrage vidéo», estime le boss bordelais. Permettre à l'homme en noir de vérifier s'il y a bien faute sur une télé représenterait en tout cas un investissement bien moindre que la GLT. Sauf peut-être si l'on parle de coût «spirituel».