OM: La garde à vue de José Anigo et de Jean-Luc Barresi continue

FOOTBALL L'ancien directeur sportif du club et l'agent sont entendus depuis hier par la police...

J.L. avec AFP
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L'hôtel de police où les dirigeants de l'OM étaient en garde à vue, le 19 novembre 2014 à Marseille
L'hôtel de police où les dirigeants de l'OM étaient en garde à vue, le 19 novembre 2014 à Marseille — Boris Horvat AFP

Les gardes à vue, dont celle de l'ancien directeur sportif José Anigo, se poursuivaient mercredi matin à Marseille dans l'affaire des transferts présumés douteux à l'OM, a-t-on appris de sources concordantes. Les 12 personnes placées en garde à vue depuis mardi sont des agents de joueurs et des proches, des intermédiaires, et des personnes «connues pour appartenir au milieu du grand banditisme», selon une source proche de l'enquête.

De source judiciaire, figurent notamment parmi les personnes auditionnées, outre José Anigo, les agents Christophe Hutteau (ancien représentant de l'international Mathieu Valbuena) et Karim Aklil (intervenu notamment sur les transferts de Souleymane Diawara et Mamadou Niang), l'intermédiaire Patrick Blondeau (ex-défenseur de l'OM), un ancien malfaiteur marseillais connu pour des vols à main armée, Richard Deruda, ami d'enfance de José Anigo, ainsi que le fils de Deruda, Thomas, actuel joueur de Consolat (National) et ex-joueur réserviste de l'OM.

Hutteau et Aklil également concernés

Un autre agent de joueurs longtemps proche de l'OM, Jean-Luc Barresi, devrait également être entendu mercredi. Condamné en appel en mars 2014 à un an de prison ferme dans une affaire d'extorsion de fonds sur le port de Marseille, il s'est pourvu en cassation, ce qui lui permet de conserver sa licence d'agent. Des membres de sa famille et des proches sont également entendus. Les deux frères de Jean-Luc, Bernard et Franck, ont été condamnés pour braquage.

Ces gardes à vue sont conduites par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre le crime organisé, dans le cadre d'une information judiciaire pour « extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs» ouverte en juillet 2011 (bien juillet 2011) par le juge marseillais Christophe Perruaux.