PSG: «Avant de penser à Barcelone, gagnons contre l’Ajax», demande Laurent Blanc
FOOTBALL•Pour s’offrir une finale de groupe au Camp Nou…B.V.
Si vous n’êtes pas tout à fait convaincu de l’utilité de finir premier de sa poule en Ligue des champions, trouvez-vous un supporter d’Arsenal pour évoquer la question. Depuis plusieurs années, l’équipe d’Arsène Wenger trouve systématiquement le moyen de se qualifier pour les huitièmes à la deuxième place de son groupe et de se manger le mur face à un très gros (Barcelone, Milan AC, Bayern) à la fin de l’hiver. Déjà mathématiquement sûr de voir les huitièmes, voilà le défi du PSG sur ses deux derniers matchs de groupe: garder son point d’avance sur Barcelone pour s’assurer un tirage clément.
Est-ce même plus important que de repasser devant Marseille avant la fin de l’année 2014? «Oui, la chose la plus importante est de terminer premier du groupe de Ligue des champions, répond Laurent Blanc. En championnat, l’important c’est d’être premier à la 38e journée.» En d’autres termes: on verra plus tard pour la Ligue 1, place d’abord à la «finale» face à Barcelone, prévue dans quinze jours et décisive pour la première place.
«Un score flatteur pour le Barça»
«On est tous d’accord avec ça, mais avant de penser à ce match de Barcelone, il faudrait quand même prendre conscience qu’il faut gagner mardi face à l’Ajax Amsterdam, coupe Laurent Blanc. Je le dis franchement: pensons bien à ce match. C’est une équipe qui nous a posé des problèmes à l’aller (1-1). J’ai vu le match contre Barcelone, le score est flatteur pour le Barça (2-0).» Son gardien, Salvatore Sirigu, enchaîne: «Tu ne peux pas penser déjà au match de Barcelone comme une finale. Pour arriver là-bas et jouer une finale il faut passer par l’Ajax et gagner. Même s’il est déjà éliminé, l’Ajax va chercher à s’assurer la 3e place pour se qualifier en Ligue Europa. Ce ne sera pas facile.»
Et mathématiquement, tout autre résultat qu’une victoire mardi au Parc des Princes – sauf improbable revers de Barcelone à Nicosie – obligerait les Parisiens à s’imposer devant 100.000 supporters catalans début décembre. A l’inverse, si les Parisiens s’imposent, un nul lors de la «finale qui n’en est pas une» suffirait. De quoi motiver pour un match pas si inutile que ça. «Ca sera une partie plaisante à regarder et à jouer, mais un match difficile à gagner», promet Blanc. Sinon, on peut toujours montrer aux Parisiens quelques vidéos du Real Madrid ou du Bayern Munich, ça devrait les motiver…


















