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Ligue 1: «Les problèmes de Lyon, c’est de la rigolade» estime Antoine Kombouaré, l’entraîneur du RC Lens

Ligue 1: «Les problèmes de Lyon, c’est de la rigolade» estime Antoine Kombouaré, l’entraîneur du RC Lens

FOOTBALLLes Sang et Or se sont imposés sur la pelouse de l’OL (1-2)…
Stephane Marteau

Propos recueillis par Stephane Marteau

Promu en Ligue 1 mais interdit de recrutement, le club artésien, qui avait perdu ses deux premières rencontres de la saison, a remporté un succès porteur d’espoir, dimanche, au stade de Gerland (2-1), là où il ne s’était plus imposé en championnat depuis 17 ans (1-3, le 25 septembre 1997). De quoi réjouir son entraîneur, Antoine Kombouaré.

La saison du RC Lens est-elle lancée?

Forcément parce qu’on attendait avec beaucoup d’impatience d’ouvrir notre compteur. J’ai énormément de joie et de fierté. Il n’y en a pas beaucoup qui pensait que nous serions capables de réaliser l’exploit. J’ai entendu dire que mon équipe avait beaucoup de solidarité, beaucoup d’énergie, mais pas grand-chose qui pourrait la sauver. Je reste convaincu depuis le début, même si j’attends forcément des renforts, qu’on a les moyens avec ce groupe de faire quelque chose d’intéressant. Maintenant, ce n’était que la 3e journée de championnat. Mais venir gagner à Lyon, c’est un signe fort qu’on envoi à nos adversaires directs pour le maintien.

Vous auriez même pu gagner plus largement…

Cette victoire est amplement méritée. On a construit notre match, on a été solide, on a appuyé là où ça pouvait faire mal en réalisant un gros pressing, en les faisant douter et en ouvrant le score. On a encore eu des occasions par la suite. Je n’imaginais pas qu’on en aurait autant. Ca veut dire que les joueurs ont fait les courses. A chaque fois qu’on a pris les espaces, on a été très dangereux. Il n’a pas manqué grand-chose pour aggraver le score. Le nul n’aurait donc pas été mérité.

Qu’avez-vous pensé de votre adversaire?

Je n’apprends à personne que Lyon a des soucis avec ses blessés. On sent que cette équipe doute. On a appuyé là où ça fait mal. Mais il ne faut pas non plus oublier de mettre en avant la qualité du jeu que nous avons proposé, les gros matchs qu’ont réalisé les trois de devant (Touzghar, Coulibaly, Nomenjanahary) et ceux des milieux. Mais si Lyon a des problèmes, vous n’imaginez pas ceux que nous avons. Les problèmes de Lyon, c’est de la rigolade.

Voyez-vous l’avenir plus sereinement?

Non. Ce championnat est un marathon. Ces trois points valident le travail de trois semaines. Mon souci est de ne pas perdre des joueurs comme Landre, Kantari, Riou car derrière, on a des jeunes nés en 95. On est sur le fil.

Cette victoire a-t-elle plus de saveur que celle remportée en début d’année face au même adversaire en Coupe de France (1-2 en 8es de finale)?

Oui, beaucoup plus. Le match de coupe, c’est un coup que nous avions réalisé, mais on l’a payé derrière en championnat. Là, c’est le championnat, c’est notre quotidien. Je suis content, surtout pour les joueurs car ils croient en une méthode que lorsqu’elle est validée par une victoire. Je pense qu’aujourd’hui, ils croient un peu plus au travail que je leur propose même si ce n’est pas facile pour eux tous les jours. C’est leur récompense.