VIDEO. Ligue 1: Le club de Bastia peut-il être tenu responsable des violences de ses supporters?
FOOTBALL•Elles se sont produites dans la rue…B.V.
C’était un match classé «à risques» et l’on a compris pourquoi. Samedi, en marge de la rencontre entre Bastia et Marseille pour la première journée de Ligue 1, des affrontements avec les supporters corses ont fait 44 blessés parmi les forces de l’ordre déployées pour protéger les Marseillais ayant fait le déplacement. Immédiatement, le gouvernement a parlé de violences «inadmissibles» et a demandé d’en tirer «toutes les conséquences». Oui, mais lesquelles? «La commission de discipline de la LFP examinera ce dossier pour des suites disciplinaires éventuelles, explique le président de la Ligue, Frédéric Thiriez. Quoi qu’il en soit, de nouvelles mesures restrictives devront être prises pour éviter la répétition de tels incidents.»
Des menaces d’interdiction de stade et de poursuites judiciaires pèsent bien évidemment sur les fauteurs de troubles. Mais en filigrane, le club de Bastia, qui pourrait par exemple voir son enceinte de Furiani suspendue, est aussi visé par de possibles «sanctions sportives». Sauf que les incidents ont eu lieu en dehors du stade, dans la rue. Et que «sur la voie publique, ce sont les pouvoirs publics qui sont seuls responsables de la police administrative», explique Pierre Barthélémy, avocat en droit public au barreau de Paris.
Des incidents à l’intérieur du stade?
Ce que confirme Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, dans une interview à l’Equipe. «Il ne s’agit pas de se renvoyer la balle, souligne-t-il. Le maintien de l’ordre sur la voie publique, c’est le devoir du Ministère de l’intérieur et des forces de l’ordre. Mais, que je sache, ce sont des joueurs et des supporters d’une équipe de football qu’il a fallu protéger…» Le club - qui a exclu toute responsabilité –, a d’ailleurs tout tenté pour empêcher que les échauffourées s’enveniment encore plus à travers son service de sécurité et son président Pierre-Marie Geronimi.
Difficile donc de l’imaginer puni. A moins que sa responsabilité soit prouvée. Alors que dans un premier temps aucun incident n’avait été répertorié dans l’enceinte de Furiani, un communiqué publié lundi par le groupe de supporters Marseillais South Winners accuse des stadiers et un responsable du club corse d’avoir provoqué le caillassage de la tribune réservée aux visiteurs et d’avoir fomenté un plan pour l’attaquer. Des agissements qui n’ont pour le moment pas été confirmés par l’enquête de la LFP.


















