Basket: Nicolas Batum avait «besoin de retrouver les Bleus»

BASKET L’ailier de Portland a entamé la préparation pour le championnat du monde…

Propos recueillis par Romain Baheux

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Nicolas Batum lors de la finale de l'Euro 2013 contre la Lituanie.
Nicolas Batum lors de la finale de l'Euro 2013 contre la Lituanie. — ANDREJ ISAKOVIC / AFP

Vincent Collet peut remercier la maman de Nicolas Batum. Tenté par un break cet été après sa saison de NBA avec Portland, l’ailier a été convaincu par sa mère de disputer le championnat du monde (30 août-14 septembre) avec les Bleus. En l’absence de Tony Parker, son rôle dans le collectif français, champion d'Europe l'an dernier, sera encore plus important. Depuis lundi, lui et ses partenaires ont attaqué la préparation du rendez-vous espagnol, où ils viseront au minimum une place en quart de finale.

Qu’est ce qui vous a convaincu de disputer ce Mondial avec les Bleus?

Ma mère m’a fait comprendre que c’était mieux pour moi de venir ici. Quand je réfléchissais, j’étais fatigué et lassé mais je n’aurais pas supporté de rester chez moi pendant que les autres s’entraînaient. J’avais besoin de retrouver les Bleus car ça fait dix ans que j’y suis si je compte les jeunes. On a une belle équipe et l’opportunité de faire quelque chose.

En l'absence de Tony Parker, comment allez-vous vous comporter?

Je serai l’un des premiers à en faire plus. Si je veux être un cadre, je suis obligé d’être dans ce rôle. Après, je ne vais pas me dire que je dois faire vingt tirs par match parce qu’il n’est pas là. On ne remplace pas Tony comme ça dans un groupe. On parle d’un des meilleurs joueurs du monde et du meilleur joueur de l’histoire du basket français. Il a une aura et cette présence qui nous aident beaucoup.

Qui seront les patrons de l'équipe?

Flo (Piétrus), Boris (Diaw), Nando (De Colo) et moi. On a fait pas mal de chemin ensemble en équipe de France. De toute façon, il n’y aura pas qu’un joueur qui va remplacer Tony mais tout un groupe.

Que visez-vous dans ce Mondial?

On a une poule très relevée. C’est bien, ça va nous mettre dans le bain directement. On va essayer de sortir du premier groupe avec une très bonne place. En favoris, il y a les Etats-Unis et l’Espagne qui joue à domicile. Le Brésil est très fort et il y aura aussi des équipes comme la Lituanie ou la Grèce. Nous, on peut viser les quarts puis on verra.

L'an dernier à l'Euro, vous souhaitiez être le meilleur ailier de la compétition. Que voulez-vous faire dans ce Mondial?

Je ne vais pas manquer de respect à Kevin Durant (rires). Je m’étais dit ça l’an dernier parce que je me disais qu’il fallait que je sois au top niveau pour être champion d’Europe. Maintenant, je dois être l’un des meilleurs si l’on veut faire quelque chose de bien.