Bernard Laporte se paie le rugby français

RUGBY Le manager de Toulon a notamment critiqué le sélectionneur du XV de France…

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Bernard Laporte, manager du RC Toulon. Photo prise le 26 avril 2013.
Bernard Laporte, manager du RC Toulon. Photo prise le 26 avril 2013. — Andrew Fosker

Bernard Laporte est bel et bien candidat à la présidence de la Fédération française de rugby pour 2016. «Je suis déterminé à aller au bout, pour qu’il y ait au moins deux listes. S’il n’y a qu’un candidat, c’est pour moi l’ex-URSS, pas la démocratie. Ma plus grande victoire sera de provoquer un débat et d’apporter un véritable choix. A un certain moment, si on ne fait pas les réformes, on va aller droit dans le mur. Le rugby ne peut plus vivre comme il y a vingt ans», confie-t-il dans les colonnes de Midi Olympique.

«Il donne une image négative de notre sport»

Pour son entrée en campagne, l’actuel manager de Toulon tire à boulet rouge sur le rugby français. Son premier placage est pour l’actuel sélectionneur du XV de France, Philippe Saint-André. «Si, à chaque fois que tu perds, c’est la faute des autres, du système ou du Top 14, alors il ne faut pas accepter le poste de sélectionneur… […] Il faut que le XV de France gagne à nouveau. Depuis trois ans, il donne une image négative de notre sport […] Quand tu ne fais que pleurer, au bout d’un moment tu dédouanes tes joueurs. […] Philippe a voulu tout assumer, il s’est planté.»

Pierre Camou doit partir

Mais PSA n’est pas le seul responsable. Pierre Camou en prend aussi pour son grade, celui de président de Fédération. «Un président, déjà, il faut qu’on le voie et qu’on l’entende. Qui a-t-on vu après la déroute des Bleus en Australie? Toujours Philippe obligé d’aller au charbon. Où sont les gens qui l’ont nommé? […] Pierre Camou a affirmé à plusieurs reprises et en public qu’il n’était pas favorable à ce qu’un président fasse plus de deux mandats. Il en est à son deuxième et c’est un homme de parole. Il doit donc partir.»

Le candidat à la FFR avance également quelques pistes de réflexion. «Il y a trop de clubs professionnels, c’est une certitude. Pour moi, il faut passer au Top 12. C’est d’emblée un mois de gagné pour l’équipe nationale. Ce n’est pas tout: il faut supprimer les phases finales. Non seulement tu clarifies ton championnat, avec un vrai champion de France, mais en plus tu gagnes encore trois semaines.»