France-Nigeria: Laurent Koscielny se tient prêt pour suppléer Sakho
FOOTBALL•En cas de forfait de Mamadou Sakho…B.V.
De notre envoyé spécial à Ribeirao Preto,
Mamadou Sakho va bientôt savoir. Victime d’une élongation aux ischio-jambiers, le défenseur va se tester ce samedi à l’entraînement pour décider ou non de sa participation au huitième de finale, lundi, face au Nigéria. Et quelques minutes avant, c’est son possible remplaçant Laurent Koscielny qui a été choisi pour se présenter devant les médias français à Ribeirao Preto. Un signe de sa probable titularisation? «Aucun, coupe le défenseur d’Arsenal. Je sais que Mamad’ va beaucoup mieux…»
En effet, l’IRM passée vendredi tendait à être rassurante. Mais au cas où… «Laurent fait partie des meilleurs défenseurs au monde, il apporte beaucoup à cette équipe, assure son ancien coéquipier en Angleterre, Bacary Sagna. Personnellement, je le sens bien, prêt à parer n’importe quelle situation.» Lui aussi, même si ses tendons le font toujours souffrir et l’obligent à manquer quelques séances d’entraînement pour se reposer.
«Kiev, c’est du passé»
Globalement satisfait de sa performance face à l’Equateur (0-0), malgré un début de rencontre «un peu crispé», l’ancien joueur de Lorient a perdu sa place de titulaire un soir de déroute française, à Kiev. Un penalty concédé, un carton rouge dans la foulée, et Mamadou Sakho qui se révèle quatre jours après. «Je ne suis pas dans un état d’esprit de concurrence, coupe-t-il quand on lui rappelle cette soirée. En défense centrale, on est quatre, on se parle beaucoup, il y a une très bonne ambiance entre nous. Kiev, il faut oublier, il faut savoir tourner la page. Le plus important, c’est que l’équipe de France gagne. Mon cas n’est pas le plus important.»
Mais il pourrait l’être s’il était amené à jouer face au Nigéria, lundi. Et forcément, reviendraient dans les têtes les images de ces penaltys concédés par un joueur propre mais parfois à la limite. «C’est vrai que j’ai fait des penalties, mais ne pense pas en avoir provoqué contre l’Equateur, se défend-il, un peu agacé d’en entendre parler. Je sais que je dois travailler là-dessus mais je n’ai pas que ça en tête quand je défends.»


















