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VIDEO. Equipe de France: Patrice Evra, capitaine sans le brassard

VIDEO. Equipe de France: Patrice Evra, capitaine sans le brassard

FOOTBALLLe défenseur de l’équipe de France est un rôle essentiel du groupe de Didier Deschamps…
B.V.

B.V.

De notre envoyé spécial à Ribeirao Preto,

Une conférence de presse de Patrice Evra, c’est comme la saison des asperges: un bonheur suprême mais trop rare. Pour la première fois depuis le début de la préparation, et surtout depuis sa mythique sortie sur les consultants du foot à l’automne, le latéral des Bleus s’est présenté devant les médias ce mercredi à Ribeirao Preto. Roi des «punchlines» et franc du collier, il a évoqué dans des éclats de rire Knysna – «je n’ai toujours pas trouvé la taupe» – sa vie – «je m’aime tout le temps, dans les bons comme dans les mauvais moments» - et son rôle dans cette équipe de France.



Car celui qui était capitaine lors du fiasco des Bleus en Afrique du Sud est décrit par tous comme l’influent du vestiaire de Deschamps. Une sorte de capitaine sans le brassard, dont on cite immédiatement le nom en pensant à un cadre. «Il a le rôle le plus important dans l’équipe, de par son expérience, sa maturité, expliquait ainsi Loïc Rémy. Il nous parle beaucoup. Il endosse ce rôle de grand frère. Il nous fait énormément de bien». Comme lorsqu’il avait poussé un coup de gueule fédérateur à la mi-temps d’un match mal embarqué en Biélorussie, début septembre.

«2010 m’a bouffé»

Cette étiquette, il l’assume à moitié. Conscient qu’il cristallise encore une certaine méfiance publique post-2010, il préfère ne pas trop en faire. «J’aimerais mieux qu’on ne parle pas de moi, explique-t-il. Le capitaine c’est Hugo Lloris et il faut respecter ça. J’ai été capitaine en 2010, ça me suffit. Ce n’est pas parce que je n’ai pas le brassard que je ne ferai pas mon rôle dans le vestiaire ou sur le terrain.» «Il ne sera jamais capitaine avec moi et il le sait, enchaîne Deschamps. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’est pas important. Il a une certaine expérience et certains joueurs parlent plus que d’autres.»

Adulé par ses coéquipiers, Evra semble vouloir nourrir le décalage entre son personnage médiatique et l’image que le groupe renvoie de lui. «Ce qui compte, c’est que mes coéquipiers, le staff et mes proches pensent», assure-t-il. Et tant pis si on le ramène toujours à Knysna. Pour lui, la page est tournée, depuis longtemps déjà. «Je ne vais pas changer ma nature, conclut-il. Mais ce qui a changé, c’est qu’avant, je donnais tout et je perdais beaucoup d’énergie. Aujourd’hui, je donne tout et je reçois beaucoup d’énergie. 2010 m’a bouffé.»