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Coupe du monde 2014: Après Larissa Riquelme, le Paraguay met le paquet pour ses nouvelles «novias de la copa»

Coupe du monde 2014: Après Larissa Riquelme, le Paraguay met le paquet pour ses nouvelles «novias de la copa»

FOOTBALLQuatre ans après l’Afrique du Sud, 12 «chicas» tentent de décrocher le titre honorifique de «novia de la Copa»…
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Sao Paulo,

Il y a quatre ans, c’était le téléphone le mieux rangé de la Coupe du monde. Planqué entre les seins d’une supportrice, il avait fait de la Paraguayenne Larissa Riquelme une icône mondiale. En Afrique du Sud, elle avait d’ailleurs fait beaucoup plus parler d’elle que la sélection nationale elle-même. Et on voit bien pourquoi. Depuis, entre photos de charme et interviews dans la presse people, Larissa Riquelme a fait fructifier son titre honorifique de «novia del mundial», comprenez «la fiancée du mondial».

Au Brésil, les Paraguayens n’ont pas d’équipe sur le terrain. Mais le pays compte bien garder le trophée rapporté de Johannesbourg. Et on y mettant les moyens: arrivées après un voyage de 24h de bus depuis Asuncion, elles sont 12 bimbos à sillonner les grandes villes. Leur arrivée à Sao Paulo, dans la station de métro Itaquera, le jour du match d’ouverture, a occasionné un début d’émeute. Il faut dire que leur accoutrement était particulièrement offensif. «Ce n’était pas court, c’était moulant», corrige Tania Arias, 21 ans.

«Faire encore mieux que Larissa»

Chacune d’entre elle porte les couleurs d’un pays. Pour Tania, c’est le Japon, mais ne cherchez pas la France: «En fait, il nous manquait 20 filles pour avoir toutes les équipes. Donc on a fait un tirage au sort et personne n’a tiré votre pays.» Depuis leur arrivée, elles enchaînent les tournages, les shootings et les happenings, à coup de pauses lascives, de décolletés plongeants et de bouches en cul-de-poule. Tania Arias assure étudier le journalisme, mais veut surtout «faire encore mieux que Larissa, et décrocher des boulots pour des journaux et des grandes marques».

Leur succès, qui n’est bizarrement pas encore arrivé jusqu’en Europe, est parti d’un calendrier de la Coupe du monde qui s’est vendu comme des petits pains au Paraguay. Pas tant à cause des dates des matchs que de leurs illustrations disons… agressives. Un plan com' bien rôdé surtout, monté de toutes pièces par l’agence paraguayenne HR Models. Il y a donc toutes les chances que le Paraguay conserve son titre, ce qui ne risque pas d’arriver en football.

«La beauté paraguayenne est unique, relance Jennifer Ruiz Diaz, 23 ans, qui représente le Brésil. Où que nous allions dans le monde nous faisons la différence. Nous sommes authentiques, différentes, avec des jolis corps desquels on prend soin et un beau visage.» Elle est aussi bien plus franche sur ses motivations: «Etre sur tous les sites du monde et dans tous les journaux du monde, mais commencer par entrer sur le marché brésilien, qui est très difficile à percer.» Petit problème tout de même en cas de coup de fil vu leur tenue: cette fois, il n’y a même plus de place pour un téléphone.