Mondial 2014: Comment les Bleus se sont imposés face au Honduras

FOOTBALL L’équipe de France est bien rentrée dans la compétition ce dimanche soir…

B.V., à Porto Alegre
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Les Bleus se félicitent après leur victoire contre le Honduras, le 15 juin 2014.
Les Bleus se félicitent après leur victoire contre le Honduras, le 15 juin 2014. — LUIS ACOSTA / AFP

De notre envoyé spécial à Porto Alegre (Brésil),

Faible, nul, pathétique, catastrophique… Employez tous les adjectifs que vous voulez pour décrire le Honduras, vous n’enlèverez pas aux Bleus leurs trois premiers points de la Coupe du monde. Ni la belle impression qu’ils ont laissée. On ne parlera pas encore de message fort envoyé au monde entier, mais les Bleus se posent là, en sérieux outsider. En trois points, voilà ce que les Bleus ont montré ce soir.

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Une attaque tranchante

Il leur aura fallu dix minutes pour rentrer dans leur match. Peut-être le temps de digérer l’absence d’hymne. Toujours est-il qu’après ce temps de flottement, les Bleus se sont montrés dangereux tout le match. Sur les côtés, dans l’axe, par de petites passes ou de longs ballons. Ce soir, il y avait tout. «Par rapport à l’adversaire, je voulais une ligne offensive avec de la mobilité et de la vivacité pour ne pas aller dans le combat athlétique», détaille Didier Deschamps (d’où la titularisation de Griezmann à la place de Giroud). «Ça a mis du temps à user l’adversaire, mais que ce soit Karim, Mathieu ou Antoine, j’ai vu beaucoup de bonnes choses, avec leur mobilité et le jeu au sol, ils nous ont permis de souvent déstabiliser cette équipe hondurienne.» «On a beaucoup de liberté devant avec Antoine et Karim, poursuit Valbuena. On essaie de mettre beaucoup de mouvement, de jeu. On a pris beaucoup de plaisir, c’est important.»

Un Karim Benzema version Real

Ca y est, c’est fait! Le compteur de Karim Benzema dans une grande compétition internationale est débloqué. Plutôt deux fois qu’une d’ailleurs, puisqu'il a marqué deux fois et provoque aussi un but contre-son-camp du gardien hondurien. «J'avais dans la tête de faire un bon match, de gagner, tout en essayant de jouer mon foot sans pression», s’est-il contenté de répondre. Aussi efficace qu’au Real, Benzema a surtout prouvé qu’il avait la carrure pour être la star des Bleus au Brésil en l’absence de Franck Ribéry. «Il sort d’une belle saison avec Madrid, enjoint le gardien Hugo Lloris. Il a montré de belles choses en amical et a répondu présent. C'est un grand joueur. Avec le forfait de franck, il  a encore plus de responsabilités, mais il aime ça.»

Au point physiquement

Les conditions climatiques parfaites et l’opposition y sont sans doute pour quelque chose, mais l’équipe de France n’a jamais parue fatiguée dimanche. Là où Italiens et Anglais tiraient la langue, où Espagnols semblaient cramés, les Bleus ont gambadé. Surtout face à un adversaire qui les attendait dans ce secteur-là. «Ils ont essayé de nous rentrer dedans et on a voulu répondre à ce défi physique», se réjouissait ainsi Blaise Matuidi. «Il y avait beaucoup d’agressivité et de contact. Il fallait répondre présent, enchaine Mathieu Valbuena. Ils nous ont mis beaucoup de coups et c’est nous qui avons récolté le plus de cartons jaunes…» Leurs futurs adversaires sont prévenus, on ne bouge pas les Bleus comme ça.

Et ce qui n'a pas marché?

Forcément, dans ce genre de matchs, difficile de trouver beaucoup à redire. Malgré tout, lors des prochaines rencontres, les Bleus feraient mieux de ne pas attendre leur sixième grosse occasion de but pour marquer. De même, si cela n'a pas porté préjudice, les défenseurs centraux Sakho et Varane, plutôt propres dans l'ensemble, ont tous les deux perdu un ballon qui aurait pu coûter cher.