«On compte bien gagner le respect de la France»: Le Honduras se défend avant d'affronter les Bleus

MONDIAL 2014 Réputée physique, la sélection hondurienne n’aime pas trop qu’on la réduise à une équipe de bouchers…

Antoine Maes
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L'équipe du Honduras à l'entraînement, le 12 juin 2014, à Porto Feliz.
L'équipe du Honduras à l'entraînement, le 12 juin 2014, à Porto Feliz. — RODRIGO ARANGUA / AFP

De notre envoyé spécial à Sao Paulo,

Porto Feliz, à 100km de Sao Paulo. Autant dire en pleine cambrousse. C’est là que se cacheraient les vilains Honduriens, premiers adversaires de l’équipe de France dimanche. Le Honduras, une équipe de bouchers? C’est ce que laissent penser les images de leur match nul arraché à coups de tacles contre l’Angleterre en préparation (0-0).

Vendredi matin, la sélection d’Amérique centrale s’est entraînée une dernière fois avant de s’envoler pour Porto Alegre. Seulement 15 minutes accessibles à la presse, et un comité d’accueil de l’armée brésilienne armée jusqu’aux dents. C’est donc eux que redouteraient les Français? «Ils ont peur? Vraiment? Je pense surtout que c’est un message pour l’arbitre. C’est ce qu’on appelle ouvrir le parapluie: on redoute le jeu physique alors on lance un message à l’arbitre. Ça a bien marché pour le Brésil contre la Croatie…», sourit Diego Paz, journaliste au quotidien «Diez».

«Nous sommes aussi des footballeurs»

Marlo «comme Brando Mejilla, commentateur vedette de Canal Once, lui emboîte le pas. A l’écouter, la sélection hondurienne ne mangerait pas de nouveau-nés au petit-déjeuner. «On dit qu’on joue salement. Le foot ce n’est pas le basket, c’est un sport de contact, et il me semble que vous avez quelques joueurs physiques aussi non? Votre Pogba est plus costaud que nos défenseurs».

C’est possible, mais de toute façon, il n’y a pas de quoi déclencher une guerre mondiale. D’autant que les Français jouiraient d’une belle côte à Tegucigalpa. «Oui, on joue sur des terrains en terre et sans chaussure chez nous, mais nous sommes des footballeurs, on sait jouer au ballon. On compte bien gagner le respect de la France, que nous on respecte beaucoup, parce que c’est un pays qui nous aide beaucoup en cas d’ouragan et de tremblement de terre», explique Marlon Mejilla. Tant que ledit tremblement de terre prend la forme d’une victoire hondurienne, tout va bien.