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Mondial 2014: Ribeirao Preto, la tranquille

Mondial 2014: Ribeirao Preto, la tranquille

FOOTBALLL’équipe de France séjourne dans une ville plutôt calme et jeune…
B.V, à Ribeirao Preto

B.V, à Ribeirao Preto

De notre envoyé spécial à Ribeirao Preto (Brésil),

«Ce n’est pas moi qui décide, mais ça me plairait bien de venir faire un tour en centre-ville.» Coincé dans l’hôtel-camp de base des Bleus un peu à l’extérieur de la ville, Olivier Giroud devra attendre un peu pour visiter la douce ville de Ribeirao Preto. Plus ou moins au centre du pays, à quatre heures de route de Sao Paulo et de Rio, cette cité d’environ 600.000 habitants a été choisie par sa proximité relative avec la plupart des stades du mondial, ce qui permet de limiter le temps perdu dans les trajets, son climat très doux (environ 25° de moyenne sur le mois de juin), mais aussi pour son calme.

Une ville étudiante

«Ici, c’est beaucoup moins agité que Rio ou Sao Paulo, nous présente Luis, notre guide de 26 ans, né ici. C’est une ville tranquille.» Ce ne veut pas dire vieille. La meilleure université du pays, basée à Sao Paulo, possède un campus ici, ce qui attire beaucoup d’étudiants. A l’américaine, ils passent leur week-ends à se balader dans les deux grands centres commerciaux, et le reste à boire dans les bars, car «c’est à peu près tout ce qu’il y a faire ici».

Ville considérée comme plutôt riche à l’échelle du pays (18e), en grande partie grâce à l’agriculture de la canne à sucre et la qualité de son service privé (hôpital, éducation), Ribeirao Preto connait comme tout le Brésil de grandes disparités économiques. Les hôtels de luxe proche du quartier où séjournent les Bleus ont vue lointaine sur les favelas. La violence est quotidienne, même si «ce n’est pas comparable à Sao Paulo» poursuit Luis, avant de nous recommander de ne jamais marcher seul la nuit et de ne pas s’arrêter au feu rouge.

La table réservée de Socrates

Et à part ça? Pas de plages (en même temps, c’est logique, il n’y a pas de mer non plus) façon Copa Cabana, pas de Corcovado, pas grand-chose. Ribeirao Prato n’est pas moche, mais pas vraiment jolie non plus. Facilitons-nous la tâche: elle possède le charme typique d’une ville sud-américaine, entre palmiers et garages autos. Sa place centrale, dans la vieille ville, abrite la plus grande curiosité architecturale de la ville, le théâtre Pedro II, où les Bleus tiendront pendant la compétition leur points presse.

A quelques rues, un bar a accroché à l'un de ses murs plusieurs photos de Socrates. La rumeur raconte que l'homme de la révolution démocratique dans le football, décédé en 2011, aurait beaucoup travaillé sa cirrhose sur la terrasse de l'Emporio Brasilia en sirotant une «choppe» de la (légère) bière locale, parfois en compagnie de Raï, son petit frère. Ces deux légendes ont commencé leur carrière au Botafogo-SP (à ne pas confondre avec le grand Botafogo de Rio), le meilleur des deux clubs de la ville, classé en deuxième division. Ca ne fait pas de Ribeirao Prato une grande ville de foot, mais les Bleus ont pu s’en apercevoir lors de leur entraînement ouvert au public: au Brésil, il n’y a de petite ville de foot.

(La terrasse du bar où Socrates aimait boire)