Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Mondial 2014: Quatre positions sur le sexe pendant la Coupe du monde

Mondial 2014: Quatre positions sur le sexe pendant la Coupe du monde

FOOTZoom sur les choix des sélectionneurs en matière de vie conjugale...
Basile Dekonink

Basile Dekonink

Le sexe, pire ennemi du sportif? La question taraude sans doute les footballeurs qui s’apprêtent à disputer la Coupe du Monde qui démarre ce jeudi. C’est surtout un véritable casse-tête pour les sélectionneurs, qui tous proposent un régime différent pour optimiser les performances de leurs protégés.

Si les avis divergent, Platon, en -444 avant Jésus-Christ, y allait déjà de son avis tranché: "Les compétiteurs Olympiques devraient éviter l’intimité sexuelle avant les courses" écrivait-il. Certains ont suivi ses conseils, d’autres non. Alors, qui est la plus chanceuse des 32 équipes engagées pour la plus grande compétition sportive de notre temps? Petit tour des choix de sélectionneurs pour cette Coupe du Monde.

Les insensibles. Les grands perdants de cette Coupe du Monde sont les Belges, les Bosniens et les Mexicains. Pour eux, pas de sexe pendant les trois semaines de compétition. La faute à des entraîneurs intraitables qui veulent une déferlante de testostérone dès le match d’ouverture. Et tant pis si les joueurs s’y prennent autrement, quand il y a Coupe du monde, c’est foot et c’est tout. Safet Susic, l'entraîneur bosnien, est sans pitié: «Il n'y aura pas de sexe au Brésil ! Qu’ils se démerdent comme ils peuvent. Il y a la main droite, a-t-il déclaré dans le quotidien Dnevni Avaz, en avril. Nous n'allons pas en excursion au Brésil. On y va pour jouer de notre mieux et pour apporter de la joie aux supporters de la Bosnie.» Pour Miguel Herrera, entraîneur de l'équipe du Mexique: «Il y a des gens qui arrivent vierges au mariage et qui tiennent 20 ou 25 ans, alors, par pitié, 40 jours ça ne va tuer personne».

Les réfractaires. Pour eux, pas de folies mais pas d’interdits non plus. C'est le choix de Felipe Scolari, entraîneur de l'équipe du Brésil et Didier Deschamps. «Je ne suis pas médecin, je ne sais pas si c’est bon ou pas. Tout dépend quand, comment, combien», considère le sélectionneur de l'équipe de France. Si les joueurs savent se montrer raisonnables, pas de raisons de les priver de leur compagne. C'est aussi l'avis de Felipe Scolari qui émet tout de même quelques réserves: «Si c’est du sexe normal, d’accord. Si c’est normal, c’est normal, ce n’est pas s’envoyer en l’air trop haut. Pour ceux qui font des acrobaties, c’est non !»

Les laxistes. Pour eux, pas de problèmes, le foot et la samba vont de pair. Les joueurs auront toute liberté durant le Mondial. Et cela n'aura aucune conséquence néfaste sur leur niveau de jeu, bien au contraire. «Ici, nous sommes très décontractés, très ouverts. Mais dès que nous mettons un pied sur le terrain, nous ne pensons qu’au ballon», affirme Jurgen Klinsmann, l'entraîneur de l'équipe des Etats-Unis. «Lors de la Coupe des confédérations, nous avons constaté que la présence des proches permettait de désamorcer les tensions et d'éviter les tentations», affirme Cesare Prandelli, l'entraîneur italien. Même si Rocco Siffredi, lui, fera grève du sexe pour soutenir la Nazionale. Le monde à l'envers.

Les experts. Pour Toomy Boone, auteur du livre Sex before athletic competition, la dépense d'énergie occasionnée par une partie de jambe en l'air n'est pas rédhibitoire à la compétition sportive: «Faire l’amour, équivaut en terme de consommation d’énergie, à une partie de ping-pong ou de jardinage. L’acte sexuel en lui-même procurerait détente et relaxation à un sportif stressé avant le jour J», affirme-t-il. De son côté, Jean-Pierre Paclet, ancien médecin de l’équipe de France sous Raymond Domenech considérait: «Tout le monde est à peu près d’accord. Tirer son coup, ça relaxe, mais il ne faut pas que ce soit toute la nuit. En pratique, ça veut dire: pas de nouvelle conquête où on veut briller. Je suis donc très favorable au sexe avec sa régulière.» Ca a le mérite d'être clair.

>> A lire par là Bannir le sexe avant un match, c'est encore pire