Roland-Garros/Mladenovic: «Je n'ai jamais caché que j'étais ambitieuse»
TENNIS•La Française s’est imposée face à Li Na, deuxième joueuse mondiale…Julien Laloye
De notre envoyé spécial à Roland-Garros,
Elle avait laissé son émotion sur le Lenglen. Une bonne heure après son exploit face à la Chinoise Na Li, vainqueur de l’Open d’Australie en début d’année, Kristina Mladenovic s’est présentée devant la presse apaisée et soulagée par ce premier gros coup sur le circuit. Un gros coup censé en apporter d’autres dans un futur proche…
Battre la 2e joueuse mondiale à Paris, ça signifie quoi pour vous?
On ne bat pas Li Na tous les jours. Je la respecte, je l’admire, c’est un exemple pour moi. On parle d’une fille irréprochable et très dure à jouer quand elle prend le jeu à son compte. J’ai essayé de prendre ma chance, de me battre, et d’être forte dans ma tête. Cette victoire veut dire beaucoup pour moi, ça prouve que je m’améliore et ça me donne des raisons de croire en moi pour la suite.
C’est une performance inespérée au regard de votre saison, non?
C’est vrai que cette saison est difficile. Je suis en dehors du top 100 alors que j’étais dans les 50 en milieu de saison dernière. Mais ce n’est qu’un chiffre. Je continue à croire à moi. C’est ce qui me permet de sortir des matchs comme ça. J’ai battu Halep à Coubertin, je savais que je n’étais pas loin. Je dirais que je suis faite pour ça, je n’ai jamais caché que j’étais ambitieuse.
Vous pensiez que c’était possible?
J’étais prête sur mes plans de jeu. Je savais qu’elle pouvait faire des fautes directes. Elle joue très vite, si vous lui laissez prendre le jeu à son compte. Je voulais la prendre à la gorge. Et puis le public m’a aidée. Ça peut être dur de jouer ici, mais quand c’est serré contre de grands joueurs, c’est important d’avoir le public avec nous. Je l’ai utilisé, je sentais que ça pouvait faire la différence.
Cette victoire, c’est aussi une manière de valider votre choix d’entraîneur…
Ça fait quelques semaines qu’on a commencé avec Yannick Hesse. Il me connaît depuis mes débuts, on a commencé le tennis avec sa fille. C’est comme un second père pour moi. Il nous emmenait sur les tournois à 14 ans… J’avais décidé de trouver quelqu’un pour me faire monter dans le Top 20 mais j’ai eu des mauvaises expériences. J’ai décidé de revenir à des choses simples et ça marche.
Vous vous sentez capable de confirmer et d’aller loin sur ce tournoi?
C’est un gros truc pour moi, battre la 2e joueuse mondiale à Roland, j’ai le droit d’en profiter un peu! Mais je ne vais pas penser non plus à perdre au prochain tour. J’attends toujours beaucoup de moi.


















