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Coupe du monde: La sécurité au Brésil, source d'inquiétudes pour les supporters français

Coupe du monde: La sécurité au Brésil, source d'inquiétudes pour les supporters français

FOOTBALLDe nombreux fans des Bleus vont faire le déplacement au Brésil…
Bertrand Volpilhac (avec A.M.)

Bertrand Volpilhac (avec A.M.)

C’était déjà un gros point d’interrogation il y a quatre ans en Afrique du Sud. Dans un pays gangrené par la violence, la sécurité des supporters venus du monde entier pourrait devenir le véritable enjeu de la prochaine Coupe du monde au Brésil. Les concernés, eux-mêmes, avouent une certaine inquiétude. «Niveau hébergement, à cause des prix, on a trouvé ce qu’on a trouvé, donc on n’est pas forcément dans des coins très sécurisés, soupire Hervé Mougin, président du groupe de supporters les Irrésistibles Français. Même si on a eu qu’une seule personne qui a abandonné l’idée de venir à cause de ça, globalement ça reste une préoccupation, j’ai eu pas mal de questions sur le sujet.»

Les garanties de la Fédération

Le climat n’est pas particulièrement anxiogène, mais la violence quotidienne et la peur de «se retrouver au milieu d’une manifestation réprimée par la police» suffisent à inspirer la méfiance. «Il est évident que l’effort de sécurité au Brésil est beaucoup plus important, convient le président de la Fédération Noël le Graët. C’est obligé, il est normal de faire plus attention qu’il ne convient.» Surtout avec 17.000 billets de matchs vendus à des supporters français, là où ils n’étaient que 6.000 en Afrique du Sud.

La FFF promet ainsi «d’énormes garanties» autour de son équipe et de ses suiveurs. «Partout où les supporters seront, nous avons demandé l’aide du gouvernement et de la Fifa, poursuit Le Graët. Et on a fait en sorte que s’il y a le moindre pépin, quelqu’un sera présent, soit au niveau de la Fédération, soit des services de sécurité.» Bref, «pas une armée», mais des moyens suffisants pour pouvoir assurer aujourd’hui que «tout se passera bien».

Des «Casa Bleues» pour se retrouver

De son côté, Hervé Mougin va briefer les 250 fans de son groupe sur «les conseils habituels des tours opérateurs: la façon dont il faut se comporter si on est attaqué, ne pas faire les 500m entre le métro et l’hôtel de nuit…» et pourra leur proposer de se retrouver dans une des «Casa Bleues». Financés par la Fédération, ces espaces publics façon village olympique suivront les déplacements de l’équipe de France et offriront aux supporters «le lieu idéal, le bon emplacement, la bonne capacité et le service de sécurité adéquat pour se retrouver tous ensemble», décrit Florence Hardouin, directrice générale déléguée de la FFF. Ce qui séduit le chef des Irréstible français pour au moins une raison: «Nous, on a des distributions de billets à faire, donc je préfère le faire dans un contexte encadré».