Mondial 2014: «Il faut être optimiste pour Falcao», selon le Colombien Abel Aguilar

FOOTBALL Le milieu défensif toulousain devrait disputer la Coupe du monde au Brésil avec la Colombie, absente depuis le Mondial 1998…

Nicolas Stival

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Les Colombiens James Rodriguez (à gauche) et Abel Aguilar prennent en tenaille le Chilien Alexis Sanchez, le 11 octobre 2013 à Barranquilla, lors d'un match éliminatoire pour la Coupe du monde 2014.
Les Colombiens James Rodriguez (à gauche) et Abel Aguilar prennent en tenaille le Chilien Alexis Sanchez, le 11 octobre 2013 à Barranquilla, lors d'un match éliminatoire pour la Coupe du monde 2014. — Fernando Vergara/AP/SIPA

Après seize ans d’éclipse, la Colombie fait son grand retour en Coupe du monde. Deuxièmes des éliminatoires de la zone Amsud, les Cafeteros du Monégasque James Rodriguez se retrouvent dans le groupe C, avec la Grèce, la Côte d’Ivoire et le Japon. Comme tout un peuple, le milieu de terrain du TFC Abel Aguilar (29 ans, 46 sélections) espère que la star Falcao, présélectionnée comme lui dans une liste de 30 joueurs, sera rétablie pour le premier match face aux Grecs, le 14 juin à Belo Horizonte.

La Colombie a raté les trois dernières éditions de la Coupe du monde. L’attente doit être grande…

Il y a beaucoup de joie et d’envie, après autant de temps. Le pays espère que nous ferons un bon Mondial. Nous avons l’équipe pour cela.

La compétition se déroule en Amérique du Sud. Est-ce un atout supplémentaire?

Oui, avant tout car ce sera plus facile pour les Colombiens de se rendre au Brésil. Nous aurons beaucoup de supporters, c’est très important pour nous.

On parle beaucoup de Falcao et de son combat pour être prêt à temps pour le Mondial…

Tous les Colombiens surveillent sa convalescence, et l’encouragent. Il faut être optimiste, même si sa blessure est grave. Si sa récupération se poursuit bien, il n’y aura pas d’obstacle à sa participation.

Pour l’instant, la meilleure performance de la Colombie reste un huitième de finale lors du Mondial italien, en 1990. Votre génération peut-elle faire mieux?

En tout cas, nous avons envie d’aller le plus loin possible. Mais il faut y aller petit à petit. On va d’abord se concentrer sur les trois premières rencontres, qui seront compliquées.

Vous n’êtes pourtant pas tombés dans le groupe le plus relevé…

Toutes les sélections qui sont au Mondial ont fait de belles choses afin d’y participer. Le Japon s’est qualifié très tôt, la Côte d’Ivoire présente une équipe très puissante et la Grèce était présente lors de la dernière Coupe du monde. On a confiance en notre potentiel, mais nous respectons nos adversaires.

Quel est le style de jeu de la sélection?

Nous évoluons en 4-4-2. Nous aimons avoir la possession du ballon et offensivement, nous avons des joueurs qui peuvent déséquilibrer les défenses adverses, et qui sont aussi très puissants.

Quand on parle de Colombie, on pense aux années 1990, à Asprilla, Valderrama ou Higuita. La succession est-elle lourde à assumer?

Non, c’est normal. Ces joueurs ont marqué leur époque. C’est une fierté que l’on parle d’eux, car ils viennent de notre pays. Maintenant, c’est une autre époque, une autre sélection et on pense uniquement à ce que nous avons à faire dans ce Mondial.

Quel est votre favori de cette édition. Le Brésil, à domicile?

Oui mais aussi l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas. Je pourrai citer toutes les équipes, mais celles-ci se détachent un peu.