PSG-Chelsea: Le discours dans les vestiaires qui a tout changé

LIGUE DES CHAMPIONS Laurent Blanc a remonté le moral de ses troupes à la mi-temps…

Julien Laloye, au Parc des Princes.

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Laurent Blanc félicite ses troupes, le 2 avril 2014 au Parc des Princes.
Laurent Blanc félicite ses troupes, le 2 avril 2014 au Parc des Princes. — C.Ena

Le succès du PSG, et qui sait, sa qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions, s’est peut-être jouée là. Là, dans le vestiaire réservé aux joueurs parisiens, à la mi-temps d’un match où les hommes de Laurent Blanc ne maîtrisaient plus grand-chose. «J’ai senti l’équipe un peu abattue, raconte l’entraîneur parisien. Il y en a pas mal aussi parmi vous, dans le public, qui devaient se demander si on était au niveau de ce match. J’ai dû leur expliquer qu’on n’avait pas fait une si mauvaise première mi-temps, du moins les quinze premières minutes. Je leur ai dit qu’il fallait revenir avec un état d’esprit différent et l’intention d’installer notre jeu. On a réussi, tout en concédant peu de choses à cette équipe de Chelsea, c’est ma grande fierté.»

«J’ai senti l’équipe abattue à la mi-temps»

Pas plus de précisions sur le discours en lui-même, qu’on devine pourtant musclé à l’égard de certains. «Chelsea nous a mis sous pression, on n’avait plus le ballon, il a fallu la mi-temps pour recadrer les choses», confirme Matuidi. En premier lieu le comportement de Verratti, bien trop long à lâcher son ballon en plus de marcher sur les platebandes de Thiago Motta et d'à peu près la moitié de son équipe. «Marco voulait être partout et nulle part, précise Blanc, ça nous désorganisait totalement. On a été plus disciplinés en deuxième mi-temps, avec Thiago devant notre défense, Blaise à gauche et Verratti à droite. On a eu une discussion franche et ça a débouché sur cette belle deuxième mi-temps. On les a fait courir, et à part une intervention de Thiago Silva, Chelsea n’a pas eu de situation dangereuse.»

«Marco voulait être partout et nulle part à la fois»

Encourageant, quand on sait que les Blues devront marquer deux fois au moins au retour pour empêcher le PSG de rallier le dernier carré. Encourageant, certes, mais pas définitif pour Laurent Blanc. «Le troisième but change beaucoup de choses, mais on s’était dit que quelque soit le résultat, le retour à Stamford Bridge serait très compliqué. Chelsea reste une équipe redoutable.» Une équipe qui en a tout de même pris un sacré coup au Parc des Princes.