Ligue 1: Pourquoi le PSG cale face aux meilleurs

FOOTBALL Les Parisiens n'ont pas su s’imposer à Monaco dimanche…

Romain Baheux

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Zlatan Ibrahimovic lors du match entre Monaco et le PSG le 9 février 2014.
Zlatan Ibrahimovic lors du match entre Monaco et le PSG le 9 février 2014. — VALERY HACHE / AFP

La Ligue 1 est-elle trop faible pour le PSG? Lancé à plusieurs reprises après des roustes infligées par le club parisien, le débat colle assez mal au bilan des hommes de Laurent Blanc face à leurs poursuivants. En quatre rencontres de championnat face à Monaco, Lille et Saint-Etienne, respectivement deuxième, troisième et quatrième, Paris a concédé autant de matchs nuls, dont deux face au dauphin monégasque.

La faute aux adversaires? Dimanche, le PSG a terminé la rencontre contre Monaco avec une possession de balle de 54%, inférieure à ses standards habituels. A Saint-Etienne et contre Lille, Ibrahimovic et ses équipiers ont été bousculés par la pression et l’impact mis par leurs adversaires. «Saint-Etienne, c’est peut-être la seule fois où le PSG a été mis à mal sur le plan physique. Les Stéphanois étaient venus les chercher très haut, souligne Marc Libbra, consultant pour L’Equipe 21. Lille avait aussi effectué un bon pressing.» La recette pour perturber des Parisiens parfois ronronnants.

Ibrahimovic et après? c il porte tout le poids de l’attaque parisienne. Mais quand la machine Ibrahimovic s’enraie, le PSG peine à concrétiser sa domination. Dimanche, les entrées de Jérémy Ménez et d’Ezequiel Lavezzi n’ont pas apporté un souffle nouveau aux offensives des hommes de Laurent Blanc. «Si Zlatan ne fait pas la différence, personne ne la fait quand Cavani n’est pas là, poursuit Marc Libbra. C’est ce qui fait défaut à Paris dans les grands rendez-vous.» Touché à la cuisse, l’attaquant uruguayen pourrait rater le huitième de finale aller de Ligue des champions le 18 février contre le Bayer Leverkusen.

Inquiétant pour la Ligue des champions? Dans une semaine, le PSG retrouve l’Europe à Leverkusen. Une opposition semblable à ce que Paris peut rencontrer de mieux en Ligue 1. «La préparation et l’approche seront différentes, explique Marc Libbra. C’est une autre compétition et c’est l’échéance la plus importante du club.» Partis en stage au Qatar en janvier, les Parisiens subissent aussi le contrecoup d’un programme foncier construit dans l’optique d’être irrésistible au retour de l’Europe. «On espère avoir fait une bonne préparation à Doha pour être en forme en février. On sait qu'on a des échéances importantes auxquelles il faudra répondre, annonce Laurent Blanc. Actuellement, on est un peu moins bien physiquement.» Et même en Ligue 1, ça ne pardonne pas.