Coupe de France: Montpellier crée l’exploit et sort le PSG

FOOTBALL Le PSG s’incline à domicile pour la première fois depuis un an et deux mois…

Bertrand Volpilhac

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Le joueur de Montpellier, Mathieu Deplagne (à g.) face au Parisien Jérémy Ménez le 22 janvier 2014 à Paris en Coupe de France
Le joueur de Montpellier, Mathieu Deplagne (à g.) face au Parisien Jérémy Ménez le 22 janvier 2014 à Paris en Coupe de France — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

L’histoire retiendra sûrement de ces 16e de finale de Coupe de France l’exploit du club de CFA2 l’Ile Rousse, vainqueur héroïque de Bordeaux. Mais elle aurait tort d’oublier celui de Montpellier, tombeur réaliste de l’habituel rouleau compresseur Parisien, à qui il reste quand même trois compétitions pour se consoler.

Avec une équipe remaniée, assez proche de celle qui l’avait emporté la semaine passée en Coupe de la Ligue à Bordeaux moins Ibrahimovic, ce PSG a pourtant soutenu un moment la comparaison avec celui qui a étrillé Nantes, dimanche. A un détail près :  la réussite. Entre un but refusé injustement à Digne pour hors-jeu, une sortie ratée de Douchez offrant l’ouverture du score à Congré (20e) et une bonne dizaine d’occasions ratées, Montpellier s’est retrouvé miraculeusement à hauteur de Paris (1-1) à la mi-temps, après l’égalisation de Cavani (30e).

Seul titulaire du secteur offensif habituel de Laurent Blanc, l’Uruguayen n’a d’ailleurs pas eu le rendement de ses coéquipiers. Sans doute avait-il moins à prouver que Lucas, Ménez et Pastore, tous les trois plutôt bons dans l’animation, mais pas vraiment dans la finition. A force de buter sur le gardien Montpelliérain Laurent Pionner, les Parisiens ont fini par se fatiguer et laisser quelques espaces derrière. Montano, sur un nouveau coup de pied arrêté et encore de la tête, en a ainsi profité pour mettre le PSG dans une situation qu’il a rarement connue cette saison (69e), être mené sur sa pelouse à quelques minutes de la fin.

Plus d'un an d'invincibilité à domicile effacée

Et ce n’est pas franchement dans cet exercice qu’il aura le plus brillé. Désorganisé, à court d’idées malgré les entrées en jeu d’Ibrahimovic, Thiago Motta et Ongenda, il n’a pas réussi à revenir sur un Montpellier galvanisé par un possible exploit. Le mot est fort mais pesé :  cela faisait plus d’un an, le 17 novembre 2012 et un match face à Rennes, que le PSG ne s’était plus incliné au Parc des Princes. Une défaite en Ligue 1 qui ne l’avait pas empêché d’être sacré champion de France quelques mois plus tard. Celle-là, en revanche, repousse d’au moins un an la première Coupe de France de Paris version qatarie.