Hervé Mathoux: «Le CFC est devenu une émission familiale»
FOOTBALL – Le présentateur de l’émission phare du foot sur Canal+ revient sur ses succès d’audience…Antoine Maes
Ces derniers temps, Hervé Mathoux passe des lundis matin agréables. Au moment de découvrir les chiffres d’audience du Canal Football Club, le présentateur de l’émission phare du foot sur Canal+ voit bien qu’ils sont «en augmentation constante». «Cela fait cinq ou six fois qu’on fait des audiences à 2,2 millions, 2,3 millions, avec des pointes à 3,5 millions, ce qui pour Canal représente des audiences assez colossales», explique le journaliste. La recette du succès: avoir su élargir son public au-delà des spécialistes du foot.
Les succès d’audience du CFC, c’est grâce à Pierre Ménès? Grâce à la qualité de l’affiche du dimanche? Grâce à Hervé Mathoux?
Essentiellement grâce à Hervé Mathoux (rires). C’est d’abord grâce à l’intérêt des gens pour le championnat. Il y a un effet PSG, un effet Monaco qui existe. Mais c’est aussi grâce à la maturité de cette émission. C’est la 6e saison, il faut du temps pour installer une émission, notamment sur Canal. Avec un bon dosage d’infotainment: des images, du spectacle, de la bonne humeur, un peu d’humour, de l’enquête, de l’information. C’est devenu une émission familiale, qu’on peut regarder si on n’est pas des gens qui suivent le foot de très près. Mais elle satisfait aussi les gens qui attendent l’expertise de Canal.
La tradition, c’était pourtant que Canal était une chaîne pour les spécialistes de foot…
C’est la première fois que Canal faisait le pari d’une émission en clair. Avant, les avant-matchs, c’était dire aux fans non-abonnés «regardez c’est super», et on coupait le robinet au moment du coup d’envoi. Là c’est une autre démarche. C’est faire une émission grand public. Aujourd’hui l’émission est regardée à 50/50 par des abonnés et des non-abonnés.
>> Vous avez interviewé Hervé Mathoux
C’est l’effet Pierre Ménès?
C’est un tout. Il fait partie des éléments qui amènent des gens au-delà du foot, même s’il est très footeux. Il met une forme d’animation sur le plateau qui attire les gens. On est aussi un peu sorti de nos blocages très «Canal». Il y a une époque où Canal faisait des émissions qui étaient pour les entraîneurs où ceux qui passaient le DEPF (le diplôme des entraîneurs). Là, les choix éditoriaux font qu’on s’ouvre au-delà des 500.000 ou 600.000 personnes qui suivent la L1 à fond.
En face de vous, sur beIN Sport, il y a une émission, «Le Club», qui ressemble un peu la vôtre. Vous l’avez déjà regardée?
Très peu, parce que j’ai autre chose à faire au moment où ça commence. J’ai eu des échos, j’ai regardé quelques extraits.
C’est un sujet tabou, beIN Sport, chez Canal+?
Non ce n’est pas un sujet tabou. On regarde ce que font les autres comme on l’a toujours fait. Manifestement ils regardent ce qu’on fait aussi. On observe et on trace notre route.


















