PSG: Pourquoi Thiago Motta est si indispensable au PSG

Romain Baheux

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Thiago Motta lors du match entre Anderlecht et le PSG le 23 octobre 2013.
Thiago Motta lors du match entre Anderlecht et le PSG le 23 octobre 2013. — CIAMBELLI/SIPA

Si certains ne jurent que par le tandem punch-cacahuètes, le PSG table sur Thiago Motta pour une soirée réussie. Laissé au repos par Laurent Blanc lors de la défaite contre Evian mercredi soir (2-0), le milieu de terrain italien, qui devrait revenir contre Sochaux samedi, n’a perdu que deux rencontres depuis son arrivée dans le club de la capitale début 2012 et aucune sous le maillot parisien depuis un an et demi. Bien trop pour être une coïncidence.

Dans le jeu, c’est du béton. Positionné juste devant la défense parisienne, le milieu de terrain est présent dès la première relance pour organiser le jeu et dénicher une faille dans le bloc adverse. «Si Matuidi et Verratti ont d’autres qualités, il a celle de fluidifier le jeu, explique le Bordelais Ludovic Obraniak. C’est le relais principal entre la défense et l’attaque.» L’Italien est surtout ce joueur qui permet au PSG de garder le contrôle technique de la rencontre. A cause de ses fréquentes blessures, le PSG s’était construit sans lui la saison dernière et pointait au troisième rang des équipes les plus maîtresses de la balle. Cette année, les hommes de Laurent Blanc affichent 60% de possession de moyenne et développent un jeu plus ambitieux. Difficile de ne pas y voir son influence.

Pour ses adversaires, c’est un poison. Contre Evian, le PSG a perdu avec deux buts sur des attaques rapides. Un domaine où Thiago Motta s’applique à pourrir la vie de ses adversaires en coupant rapidement les accélérations des attaquants. «Il sait très bien se placer, analyse Vincent Guérin, ancien milieu de terrain du PSG. Agressivité, anticipation, vice… Il sait user de toutes les techniques du poste pour stopper les offensives.» Sur les attaques placées, Thiago Motta coordonne le pressing du milieu parisien. Excellent défenseur, l’Italien est assez malin pour éviter d’être trop sanctionné –trois jaunes et un rouge en championnat cette saison– par les arbitres.

Au milieu, c’est un patron. Son CV est presque aussi long que la liste de ses blessures. Double vainqueur de la Ligue des champions avec le Barça et l’Inter Milan, le milieu de 31 ans devrait également disputer la Coupe du monde avec la sélection italienne. Une expérience utile au PSG dans les moments chauds et pour recadrer Blaise Matuidi et Marco Verratti, ses deux partenaires dans l’entre-jeu parisien. «C’est un joueur à l’intelligence rare, poursuit Obraniak. Aujourd’hui, les joueurs intelligents sont les chefs d’orchestre de l’équipe. Quand il est là, ça se ressent forcément.» L’inverse s’est vérifié.