France-Ukraine: Ce stade de France sait donc s’enflammer

B.V., au stade de France
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Le milieu de terrain de l'équipe de France Paul Pogba se jette dans le public du Stade de France après la victoire des Bleus contre l'Ukraine (3-0), le 19 novembre 2013.
Le milieu de terrain de l'équipe de France Paul Pogba se jette dans le public du Stade de France après la victoire des Bleus contre l'Ukraine (3-0), le 19 novembre 2013. — F.FIFE/AFP

Pour retrouver une telle ambiance au Stade de France, il faudrait sans invoquer des vieux souvenirs datant de juillet 1998. Ou du dernier concert de Bruce Springsteen. Embrasé, le public a porté son équipe face à l’Ukraine, célébrant avec elle pendant près d’une demi-heure après la rencontre la qualification pour la Coupe du monde. «On a renoué des liens forts avec le public, on s’est senti aidé, poussé, note le défenseur central Raphaël Varane. Du début à la fin, il était derrière nous. Ça aide, ça donne envie de lui rendre.»

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Franck Ribéry, qui a connu plusieurs soirées de silences et de sifflets, enchaîne: «L’ambiance a été géniale. On a tellement souffert, on a eu beaucoup de tristesse, nous comme les supporters, et ce soir ce qu’on a fait… On a été la chercher. A partir du moment où tu entends les supporters dès l’échauffement, tu sens qu’ils sont derrière nous, prêts à nous supporter du début à la fin, ça fait du bien à tout le monde.»

La marseillaise chantée par les joueurs en communion avec le Stade, plusieurs minutes après le coup de sifflet final, sonne d’ailleurs comme une absolution des erreurs passées. Le président de la Fédé, Noël Le Graët, confirme: «Ceux qui veulent encore faire des reportages sur ce qui s’est passé il y a quatre ans, libre à eux. Mais c’est stupide, l’équipe a montré, que c’était jouable de reconquérir le public français.» C’est même bien engagé.