Equipe de France: pour Willy Sagnol, «inquiets ne doit pas rimer avec désespérés»

A Toulouse, Nicolas Stival
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Willy Sagnol, le sélectionneur de l'équipe de France espoir, le 5 septembre 2013, à Caen.
Willy Sagnol, le sélectionneur de l'équipe de France espoir, le 5 septembre 2013, à Caen. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Deux jours après la déconvenue des Bleus en Ukraine (2-0), et deux jours avant le barrage retour du Mondial 2014, mardi à Saint-Denis, l’officier de presse avait prévenu: «Willy ne répondra pas aux questions sur l’équipe de France A.» Mais finalement, Willy Sagnol ne s’est pas tu devant les inévitables interrogations des cinq journalistes présents ce dimanche au point-presse de l’équipe de France Espoirs, dans un hôtel de la banlieue de Toulouse.

«On a déjà vu des équipes perdre 2-0 à la mi-temps et gagner le match»

Malin, le sélectionneur des Bleuets, qui rencontreront ce lundi les Pays-Bas en amical, sait pertinemment que son silence aurait été plus abondamment commenté que quelques phrases bien pesées. «On a déjà vu des équipes perdre 2-0 à la pause et gagner le match, observe l’ancien latéral droit. C’est la mi-temps. Il doit y avoir une remobilisation générale pour la deuxième période. Nous devons faire avec nos qualités contre cette équipe d’Ukraine, avec l’envie farouche d’aller au Brésil.»

Vendredi à Kiev, les hommes de Didier Deschamps ont parfois semblé dépasser dans l’impact physique. Sagnol relativise. «J’ai trouvé que dans l’engagement, notamment pendant une heure, l’équipe de France avait répondu présente.» Et si jamais les Bleus regardaient la Coupe du monde à la télé? «On ne fait jamais de bilan technique à la mi-temps, souligne le technicien. Il est trop tôt pour parler de conséquences. Tous, joueurs, techniciens, amateurs, spectateurs, nous devons être derrière notre équipe nationale, les supporter à fond pendant le match et, ensuite, tirer les conséquences, dans un sens comme dans l’autre.» Partisan de l’union sacrée, Sagnol ne verse pas pour autant dans un optimisme béat. «Bien sûr qu’on est inquiets, réagit-il. Mais inquiets ne doit pas rimer avec désespérer.»