France-Ukraine: Si les Bleus se qualifient, «ce sera un miracle», selon Youri Djorkaeff et les anciens de 1998

A.M. et N.B. à Montpellier
— 
Youri Djorkaeff (à gauche), et quelques anciens de l'équipe de France 1998, lors d'un match de gala à Montpellier, le 16 novembre 2013.
Youri Djorkaeff (à gauche), et quelques anciens de l'équipe de France 1998, lors d'un match de gala à Montpellier, le 16 novembre 2013. — PASCAL GUYOT / AFP

C’était il y a 15 ans, mais forcément, quand ils parlent, tout le monde écoute. Alors que les Bleus sont au bord de l’élimination après leur défaite en Ukraine (2-0), les vainqueurs de 1998 étaient à Montpellier pour un match de gala. Forcément, on a beaucoup parlé de leurs successeurs. «Si l’équipe de France passe, ça sera un miracle», souffle Youri Djorkaeff. 

Mais l’ancien attaquant des Bleus n’a pas perdu tout espoir. «On va garder une lueur d'espoir et se servir de cette petite flamme qui reste pour allumer un grand feu», assure l’ancien parisien. Pour lui, la recette est simple: «Le match. Il faut que les joueurs s'enferment, regardent les vidéos et qu'ils prennent exemple sur cette détermination qui a manqué, faut être honnête.»

Pires: «Ce que je demande, au public du Stade de France, c'est de les aider, de les soutenir»

Si l’icône Zinédine Zidane n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet, d’autres sont venus au soutien de Youri Djorkaeff, comme Robert Pires. «Le match n'est pas fini, prévient l’ancien d’Arsenal. Ce que je demande, au public du Stade de France, c'est de les aider, de les soutenir. Ca va être dur, stressant, compliqué à certains moments. Les joueurs en ont besoin du soutien». 

Mais pas question pour lui de s’amuser à comparer son époque à celle d’aujourd’hui. «Je vais être honnête avec vous, je n'aime pas comparer les générations. A l'époque, une certaine amitié s'est créée, peut-être pas avec tout le monde, mais il y avait une bande de copains qui avait décidé d'aller dans la même direction. A Didier d'instaurer ce message car il a du vécu. Aux joueurs actuels de prendre le relais. Ils ont un maillot à défendre. Et j'espère qu'ils ont été touchés dans leur orgueil».