France-Ukraine: Les Bleus entendent passer en mode combat

A Clairefontaine, Romain Baheux
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Olivier Giroud et les Bleus veulent s'imposer dans le combat physique mardi contre l'Ukraine.
Olivier Giroud et les Bleus veulent s'imposer dans le combat physique mardi contre l'Ukraine. — Illia Khokhlov/SIPA

Bousculés, chahutés, asphyxiés. Appelez ça comme vous voulez, mais les Bleus ont subi l’impact physique des Ukrainiens lors de la première manche des barrages vendredi (2-0). Dimanche matin, le fond de la pensée des intervenants de la conférence de presse donnée à Clairefontaine était sensiblement le même. Mardi soir, il faudra rendre les coups pour espérer être de la Coupe du monde 2014 au Brésil. «Il faut débuter ce match dans cet état d’esprit-là, explique le sélectionneur Didier Deschamps. On ne leur a pas fait mal dans les duels, ils nous ont secoués. Le haut niveau c’est aussi ça. Il faudra le démontrer mardi.» «On veut montrer à tout le monde que l’on en a», assène Mamadou Sakho.

Mathieu Valbuena: «Si on met cette détermination, on est meilleurs que l’équipe d’Ukraine»

Place au combat donc. «Au vice», comme le réclame Olivier Giroud, passablement secoué vendredi soir par ses garde-chiourmes slaves. A écouter les Bleus, la guerre de tranchées constituerait le salut pour les rendre de nouveau supérieurs à l’Ukraine. On n’a pas vu cette seule lacune lors de la première confrontation mais l’équipe de France semble y croire ardemment. «Il y a plus de qualités chez nous, je ne vous apprends rien mais ils ont montré un meilleur état d’esprit, souligne Mathieu Valbuena. Si on met de la détermination avec ces qualités techniques, on est meilleurs que l’équipe d’Ukraine.»

Reste maintenant à réguler cette riposte. Excédé par la domination dans les duels de ses adversaires et la tournure des événements, Laurent Koscielny a fini par craquer et s’est fait expulser vendredi. Mais comment trouver le juste milieu face à une formation habile pour faire disjoncter ses adversaires? «Ça ne sera pas facile car il y aura beaucoup de tension, beaucoup de stress, souligne Giroud. C’est dur de se contenir face à eux. J’espère que l’on pourra répondre avec de l’impact physique. Il ne faudra pas non plus se tromper d’objectif.» Le Brésil est déjà assez loin comme ça.