Ligue 1: Michel Der Zakarian pense que Nantes «doit avoir l’ambition de regarder devant»
FOOTBALL – Michel Der Zakarian, l’entraîneur du FC Nantes, revient sur le succès (0-3) des siens à Bordeaux qui propulse encore le club sur le devant de la scène…Propos recueillis par David Phelippeau à Nantes
Le FCN (4e), victorieux (0-3) à Bordeaux, fait la Une de tous les journaux mais Michel Der Zakarian ne bombe pas le torse. Lundi, alors qu’il avait accordé deux jours de repos à ses joueurs, le coach a fait un passage éclair à la Jonelière. L’occasion de le rencontrer pendant une dizaine de minutes.
Avez-vous revu le match?
Oui et je reste sur ce que j’ai dit. Les Bordelais ont crié au scandale quand j’ai dit qu’on avait souffert pendant un quart d’heure. J’avais pourtant raison. Ils ont poussé fort pendant quinze minutes et ont eu trois occasions nettes qu’ils n’ont pas mises au fond. Notre premier but les assomme. En deuxième mi-temps, on a bien maîtrisé.
Il y a eu un vrai recadrage après le nul laborieux (1-1) dans le jeu il y a une semaine à Montpellier?
Les joueurs ont vu leur rencontre en vidéo. On a le droit de manquer un match de temps en temps, mais c’est vrai, on s’est remis en question...
Vous regardez le haut ou le bas du classement?
Les deux. L’objectif est de pérenniser le club en L1 mais, aujourd’hui, on doit avoir l’ambition de regarder devant. Le jour où ça ira plus mal, on regardera derrière nous.
Le risque c’est l’euphorie?
Quand tu gagnes, tu es sur le devant de la scène, tout le monde t’encense, tout le monde te voit plus beau que tu ne l’es. A nous de garder les pieds sur terre. L’être humain a tendance à avoir la tête qui gonfle. On va être vigilant.
Parlez-nous de cette ferveur...
Quand il y a une tribune jaune qui est pleine et qui fait plus de bruit qu’un stade entier, t’as envie de te sublimer. Même quand l’équipe ne produit pas du beau jeu, ces supporters sont derrière nous. Ce sont des vrais supporters. Ils voient que nos joueurs ne trichent pas. C’est un public rajeuni. Ils connaissent moins le passé glorieux même si leurs parents peuvent les influencer.
Ils sont moins nostalgiques du fameux «jeu à la nantaise»?
Mais «le jeu à la nantaise» c’est de voir des mecs qui jouent ensemble et se battent ensemble. Moi, c’est ce qu’on m’a inculqué. La première chose, c’est de se mettre au service du collectif. Là, j’ai vraiment des mecs qui font les efforts ensemble.


















