Equipe de France: Didier Deschamps réclame «l’union sacrée» autour des Bleus

R.S.

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Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, le 10 octobre 2013, au Parc des Princes.
Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, le 10 octobre 2013, au Parc des Princes. — F.FIFE/AFP

A cinq jours du barrage allers en Ukraine, qualificatif pour le Mondial, le sélectionneur des Bleus se réfugie de plus en plus sous sa coquille de Calimero. Interrogé par L’Equipe et Le Parisien lundi, Didier Deschamps a insisté sur la nécessité de soutenir les Bleus pour les mettre «dans les meilleures conditions. Medias, supporters, politiques réunis. «Dans la grande famille du foot, ça doit être l’union sacrée. C’est fondamental. On en a besoin. Mais je ne rêve pas non plus. Je sais que ce ne sera pas le cas. Si on ne se qualifie pas, vous pourrez sortir les bazookas. Mais pas avant.»

Pour lui, il règne en France un climat beaucoup trop délétère autour de l’équipe de France. Au point que certains souhaiteraient même qu’elle n’aille pas au Brésil. «Ceux qui n’aiment pas le foot, oui. Il y a une agressivité plus importante aujourd’hui.» Et les joueurs en souffriraient. Les multiples sondages négatifs autour de l’image des Bleus confirment ce ressenti négatif. Mais Deschamps se montre fataliste: «Il y a d’autres sports où ils gagnent autant d’argent, n’habitent pas en France et on ne les emmerde pas. Comme le golf, la Formule1 ou le tennis. En France, on a toujours tapé sur le footballeur.»

«L’essentiel, c’est que les joueurs soient beaux, gentils, éduqués?»

Au sujet de Patrice Evra, le sélectionneur s’agace lorsque la sélection du joueur est remise en cause. Malgré son interview au lance flammes à l’encontre des consultants, le latéral gauche reste pour lui l’un des meilleurs à son poste. Et Deschamps refuse d’adapter ses choix en fonction de l’opinion. «L’essentiel, c’est que les joueurs soient beaux, gentils, éduqués? C’est démago. Je suis là pour quoi? Pour construire la meilleure équipe possible.» Une équipe qui a tout intérêt à gagner en Ukraine vendredi pour ne pas ressortir son parapluie.