Masters 1000 de Bercy: On a retrouvé Roger Federer
TENNIS•Le Suisse a remporté sa première victoire probante depuis des mois face à Del Potro...J.L.
Ca ressemblait presque à de la nostalgie. Une sorte de saut dans le temps, disons quatre ou cinq ans en arrière, quand Roger Federer dominait le tennis comme personne avant lui. Cela a duré un peu plus d’un set face à Juan Martin Del Potro en quarts de finale du tournoi de Bercy. «Ca faisait un moment hein? plaisante le Suisse, finalement vainqueur en trois manches (6-3, 4-6, 6-3). Je suis très content de ce début de match. Je me déplaçais bien, je tapais fort, bref, tout ce que je n’avais pas fait la dernière fois contre Del Potro. Je pense que la première heure a dû être frustrante pour lui.» La suite à peine moins.
«La première heure a dû être frustrante pour Del Potro»
Tout se serait joué à Dubaï dix septembre. Le dos en compote après un été cauchemardesque, Federer mange du physique pendant dix jours et s’autorise même un petit régime visant à lui faire perdre quelques kilos superflus. «Vous pouvez écrire que je joue mieux parce que j’ai maigri» plaisante le Suisse. Face à Monfils, à Shanghaï, les bienfaits de ce mini-stage de (re)préparation ne s’était pas trop vu. Face à Del Potro, à Bâle, le 7e joueur mondial était déjà un peu plus léger. Ca ne l’avait pas empêché de perdre pour la troisième fois de rang contre l’Argentin. «Je n’avais pas non plus pris 6-2, 6-2, rectifie Federer. Et puis c’était à chaque fois sur de l’indoor, sa meilleure surface, en trois sets serrés. J’avais juste les idées un peu plus claires sur mon jeu cette fois-ci.»
«On peut pas sous-estimer Federer»
Vainqueur de son premier top 10 depuis janvier et Tsonga à l’Open d’Australie, Federer n’est pas redevenu Federer pour autant. D’abord parce qu’il a encore connu un «trou» inquiétant au deuxième set, à l’image de ces sautes de concentration qui émaillent désormais ses matchs. Ensuite, parce qu’il a joué un Del Potro «complètement crâmé», et c’est l’Argentin qui le dit. D’ailleurs, Novak n’avait pas l’air plus effrayé plus que ça par la perspective de retrouver le Suisse. «On ne peut pas le sous estimer même s’il est en train de vivre sa plus mauvaise saison en dix ans de carrière.» A peine poli, sans plus. Federer ne se formalise pas: «C’est logique, il a l’air prêt physiquement, il a confiance en lui, il sait ce qu’il doit faire. Ca fait un moment qu’il est tout en haut maintenant». Précisément là où le Suisse aimerait reprendre ses habitudes.



















