Taxe à 75%: François Hollande va rencontrer les dirigeants du foot français

FOOTBALL Pour éviter une grève en L1...

avec AFP

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Le président de la République François Hollande, lors d'un match de l'équipe de France contre l'Allemagne, le 6 février 2013 au stade de France.
Le président de la République François Hollande, lors d'un match de l'équipe de France contre l'Allemagne, le 6 février 2013 au stade de France. — NIVIERE/SIPA

Le Président de la République François Hollande «rencontrera, la semaine prochaine, les dirigeants du football professionnel français», a annoncé mercredi la Fédération française de football, alors que les clubs sont exaspérés par la taxe à 75%.

Cette réunion «à la demande du président de la Fédération française de football», Noël Le Graët, «aura pour finalité d'analyser la situation économique du secteur et d'échanger sur des pistes de travail prioritaires pour l'avenir du football français», indique un communiqué de la 3F.

 

La date de la réunion n'a pas été précisée mais son annonce tombe bien face à l'exaspération grandissante des patrons du foot professionnel français, qui se sentaient jusqu'ici incompris voire méprisés, selon une source proche du dossier interrogée par l'AFP.

L'annonce de cette rencontre survient d'ailleurs la veille d'une assemblée générale extraordinaire de l'Union des clubs professionnels de foot (UCPF), programmée jeudi à Paris, pour protester contre cette taxation. «C'est une bonne nouvelle en soi, car jusqu'ici, nous n'avions pas eu de rencontre avec le gouvernement, mais cela ne préjuge en rien de la finalité», a commenté Jean-Pierre Louvel, président de l'UCPF, interrogé mercredi par l'AFP.

«Ce sera au Président de la République de nous dire si la loi peut être amendée»

M. Louvel a indiqué à l'AFP qu'il assistera à cette entrevue avec le Président de la République, sans doute aux côtés de M. Le Graët, de Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP) et de «quelques présidents de clubs concernés par la taxe».

«Nous dirons au Président de la République qu'avec cette taxation à 75%, les catastrophes seront économiques et sociales», a détaillé M. Louvel, qui est aussi président du Havre (L2). «Ce sera au Président de la République de nous dire si la loi peut être amendée, souligne-t-il. Mais de notre point de vue, tant que la loi n'est pas définitivement votée, on peut l'amender.»