Equipe de France: Le retour d'Abidal «ne change rien» pour Varane

Propos recueillis par B.V., à Clairefontaine
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Raphaël Varane et Paul Pogba le 23 mars 2013 à l'entraînement, à Clairefontaine.
Raphaël Varane et Paul Pogba le 23 mars 2013 à l'entraînement, à Clairefontaine. — F.FIFE/AFP

Raphaël Varane respire la sérénité. Sur le terrain comme en conférence de presse, le jeune défenseur du Real Madrid donne l’impression d’être là depuis quinze ans. Paisible, souriant (même quand les journalistes enchaînent les questions sur Karim Benzema), il revient en Bleu après de six mois de blessure. Et ça le ravit.

Vous vous attendiez à revenir aussi vite en équipe de France après votre blessure?
Je l’espérais. J’ai travaillé dur et j’ai fait ce qu’il fallait pour revenir à la compétition. C’est toujours une grande fierté et c’est une marque de confiance de la part du sélectionneur. Ça va me permettre de revenir rapidement et de prendre mes marques avec le groupe. Ça m’a fait plaisir.

Comment avez-vous vécu cette première grosse blessure?
Il y a eu des moments plus difficiles que d’autres. C’est normal, cinq mois c’est long. Il y a des moments d’impatience mais maintenant ça va. J’ai encore une marge de progression mais je me sens bien, j’ai pu enchaîner deux matchs en peu de temps. Je suis prêt à enchaîner les matchs et à retrouver le rythme de la compétition.

Vous étiez le premier choix de Didier Deschamps en mars. Depuis, Eric Abidal est revenu en équipe de France. Avez-vous peur que cela ait changé?
Cela ne change rien. Il y a des places à prendre à tous les postes. Je ne me prends pas la tête avec ça.

Vous qui êtes en club avec Karim Benzema, comment vit-il sa difficile situation actuelle avec l’équipe de France?
Il n’est pas malheureux. Il y a pas mal de critiques à son égard en ce moment mais il est concentré sur son objectif. Il sait ce qu’il veut faire et il sait où il veut aller. Il est conscient des attentes, il assume quand ça ne va bien et quand ça va mal.