Euro de basket: La France fait tomber l'Espagne et se qualifie pour la finale

Philippe Berry

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Tony Parker, félicité par ses coéquipiers après la victoire de l'équipe de France face à l'Espagne en demi-finale de l'Euro de basket, le 20 septembre 2013.
Tony Parker, félicité par ses coéquipiers après la victoire de l'équipe de France face à l'Espagne en demi-finale de l'Euro de basket, le 20 septembre 2013. — D.BANDIC/AP/SIPA

La victoire est aussi belle qu'inespérée. Après huit défaites consécutives contre l'Espagne et 14 points de retard à la pause, on ne donnait pas cher de la peau de Bleus bien pâles. Mais à l'orgueil, et au cœur, avec un immense Tony Parker (32 points), l'équipe de France a laissé sang et sueur sur le parquet de Ljubljana pour s'imposer face au double champion d'Europe, 75 à 72, après prolongation. Dimanche, elle affrontera la Lituanie en finale, pour tenter de décrocher son premier titre dans une compétition majeure.

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Tout avait pourtant bien mal commencé. Dans le second quart-temps, les Bleus sont aspirés dans le trou noir de la Roja et encaissent un 11-0. La lumière, bien faible, ne vient que des mains de Tony Parker, auteur de 14 des 20 points français en première période.

Sans le savoir, Boris Diaw, sonne la révolte juste avant la pause en distribuant une mandale à Llull. Le message est clair: la France va peut-être perdre, mais elle ne va pas se laisser marcher sur les baskets.

Festival derrière la ligne

Au retour des vestiaires, ce n'est plus le même match. Diot relance la machine en enchaînant deux tirs primés. Puis Tony Parker y va de son panier à 3 points. En face, les Espagnols sont maladroits, malgré quelques exploits de Rudy Fernandez. Après deux scuds de Gelabale derrière la ligne, la France revient à -1.

Fernandez redonne de l'air aux Ibères (+7) mais Piétrus lui répond. Batum retrouve son adresse au bon moment pour son unique panier du match. Un 3-points, évidemment. Cramé, Tony Parker parvient quand même à s'arracher pour égaliser (61-61). Il reste 3'21 à jouer.

La fin de match est irrespirable. De loin, Tony Parker donne l'avantage à la France. Mais l'Espagne repasse devant, et il faut un lancer-franc d'Ajinca pour permettre aux Bleus d'arracher la prolongation (65-65).

Diot ne tremble pas au lancer-franc

Pendant trois minutes, on croit bien que les Français sont cuits. TP ne trouve plus l'arceau. A 67-67, les Espagnols ont la balle et il reste 72 secondes à jouer. C'est le moment choisi par Batum, fantomatique en attaque, pour intercepter une passe de Calderón à Gasol et placer Parker sur orbite. Illégalement stoppé par un Espagnol, le meneur réussit ses deux lancers francs. Et puis les deux suivants, après s'être fait découpé par Claver qui méritait l'antisportive.

Dans les derniers instants, les Français se font peur en perdant la balle à deux reprises. Mais les Espagnols n'en profitent pas et Diot s'arrache pour piquer un rebond défensif au géant Gasol. Le benjamin ne tremble pas et réussit les quatre derniers lancers francs du match. La Roja est à terre. Tony Parker peut lever les bras au ciel.

Avez-vous vibré devant ce match? Pensez-vous que la France risque de se relâcher face à la Lituanie?