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Rugby: Pour Benjamin Lapeyre, «il n'y a pas le feu» au Racing Métro

Rugby: Pour Benjamin Lapeyre, «il n'y a pas le feu» au Racing Métro

RUGBY – L'arrière francilien explique les raisons du difficile début de saison de son équipe…
Romain Baheux

Romain Baheux

Sur la pelouse du centre d’entraînement du Plessis-Robinson, les corps claquent à chaque impact. Vexés de la rouste infligée à Toulon vendredi (41-14), les rugbymen du Racing Métro ne s’économisent pas pour préparer la réception du promu Oyonnax samedi. Avec une difficile victoire contre Brive lors de la première journée, les débuts d’un Racing fortement renforcé cet été sont laborieux. Arrivé cet été en provenance de Toulon, l’arrière Benjamin Lapeyre évoque la constitution progressive de l’équipe.

Peut-on attribuer la large défaite subie à Toulon à l’arrivée de nombreuses recrues cet été?

Il faut arrêter de se cacher derrière les réglages. Contre Toulon, on a surtout manqué d’agressivité, surtout en deuxième mi-temps. Les réglages ne sont pas une question de temps mais sont plus liés à l’envie et à la qualité des entraînements. Ca peut se passer très vite comme ça peut être très long si personne n’y met de l’implication. On fait deux entraînements par jour pour pallier ce problème.

Beaucoup de recrues sont étrangères, la barrière de la langue est-elle un frein pour la mise en place des systèmes?

A la longue, on est habitués à jouer avec des étrangers. Au début, la barrière de la langue joue un peu. Après, ça reste assez commun, les annonces sont toujours les mêmes et on se comprend assez vite. Le souci, c’est plus de s’adapter aux joueurs. Certains préfèrent les passes à plat, d’autres un peu plus profondes, il faut s’habituer aux styles de chacun mais ça n’a rien à voir avec la nationalité.

Craignez-vous un mauvais début de saison qui vous handicape pour la suite du championnat?

On doit bosser dur pour réussir notre début de championnat. Là, on a perdu à l’extérieur contre Toulon, d’autres le feront. Il n’y a pas le feu. On a juste perdu un match même si on a encaissé beaucoup de points. Il va surtout falloir s’attacher à gagner les matchs à domicile.

A quel type de rugby peut-on s’attendre avec le Racing?

Un peu de tout je pense. La conquête sera très importante mais il faudra être bon en défense pour récupérer des ballons, c’est là où on a souvent les meilleurs coups à jouer. On va tenter de produire un jeu global et pas se limiter à taper dans le ballon et à défendre.

Qu’attendent de vous les entraîneurs, Laurent Travers et Laurent Labit?

Je mets beaucoup d’envie dans ce que je fais en général, ils m’ont dit de la conserver. De mon côté, je sais que je dois travailler sur ma technique à ce poste. Je continue d’évoluer et d’apprendre.

Vous avez connu la construction d’une grosse équipe à Toulon, vous la revivez ici. Peut-on comparer ces deux expériences?

Les entraîneurs sont différents. Ici, on insiste beaucoup sur la création du groupe et de la mise en place d’une osmose collective. A Toulon, c’est plus directif, il y a un plan de jeu et tout le monde doit s’y adapter. On ne peut pas dire qu’il y ait plus de libertés ici mais ça n’est pas amené de la même manière en tout cas.