PSG: Le Président Laurent Blanc la joue prudent

FOOTBALL Le coach parisien n'a pas souhaité conclure grand-chose de ses premiers entraînements avec le groupe...

Julien Laloye, à Clairefontaine.

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Laurent Blanc dirige l'entraînement du PSG, le 3 juillet 2013 à Clairefontaine.
Laurent Blanc dirige l'entraînement du PSG, le 3 juillet 2013 à Clairefontaine. — K.Tribouillard/AFP

Toujours rien moyen de savoir ou presque. Même chez lui, à Clairefontaine, même après avoir enfin pris contact avec son groupe, même sans la présence peut-être intimidante de Nasser Al-Khelaïfi à ses côtés, Laurent Blanc a du mal à se lâcher devant les journalistes. C’était pourtant l’occasion d’en dire plus sur ses idées pour le PSG, avant de s’envoler pour l’Autriche pour une dizaine de jours.

Mais l’ancien sélectionneur des Bleus veut encore «discuter » avant de se livrer. «Discuter» avec Mamadou Sakho, pour lui répéter «qu’il a un potentiel énorme», lui rappeler «que c’est lui qui l’a lancé en équipe de France», et in fine, lui enlever de la tête l’idée d’aller voir ailleurs. «Discuter », aussi, avec les joueurs de retour de prêt –Rabiot, Bodmer, Sissoko- «pour leur dire clairement si on compte les garder ou s’en séparer». «Discuter», enfin, avec Leonardo, pour cerner les renforts nécessaires à un effectif déjà champion de France et quart de finaliste de C1.

«Je vais discuter avec certains»

Alors qu’a-t-on appris au juste? Que Laurent Blanc a pu parler quelques minutes avec Thiago Silva au téléphone, mais que Zlatan ibrahimovic n’a pas encore eu la politesse de lui retourner son appel. Ah et aussi que les joueurs aux envies diverses, enfin surtout celles de départ, n’ont pas encore pris leur courage à deux mains pour venir lui en parler, à l’exemple de Clément Chantôme. Ou de Kevin Gameiro. 

Pourtant, quand on l’a vu s’entraîner avec les jeunots convoqués pour faire le nombre quand les «pros» partaient courir en forêt, on s’est dit que le départ de l’ancien Lorientais était acté. Même pas. «On n’a pas fait deux groupes distincts dans ce sens-là. C’est juste que ceux qui sont allés courir doivent passer une batterie de tests physiques importants dans l’après-midi, et que Kevin les a déjà faits». Soit.

«Cavani? J’adore, comme beaucoup de monde»

Cela n’a évidemment dissuadé personne de tenter de faire le rapprochement avec les rumeurs autour de l’arrivée d’Edinson Cavani, «un joueur que j’adore, comme beaucoup de monde, a répondu Blanc. Je l’ai vu jouer plusieurs fois avec Naples et l’Uruguay, s’il devait faire partie de l’effectif parisien, j’en serais très heureux.»

Seule «petite» information lâchée par Blanc sur le mercato: oui, le PSG est bien à la recherche d’un arrière-gauche pour couvrir le poste derrière Maxwell. Digne? «Il peut être intéressant pour les deux ou trois ans à venir.» Abidal, recalé par Monaco? «Je l’apprécie et vous le savez.» C’est bien la seule chose qu’on sait une semaine après son intronisation à la tête du club, en effet.