Dopage/Tour de France: Valérie Fourneyron veut éviter la chasse aux sorcières

CYCLISME La ministre des sports a rencontré quelques coureurs avant le départ du Tour de France...

avec AFP

— 

La ministre des sports, Valérie Fourneyron, le 15 mai 2013 au ministère des sports à Paris.
La ministre des sports, Valérie Fourneyron, le 15 mai 2013 au ministère des sports à Paris. — V.Wartner/20minutes

La ministre des Sports Valérie Fourneyron a rencontré samedi avant le départ du Tour de France à Porto-Vecchio une délégation de coureurs, qui protestent contre l'amalgame fait avec des affaires de dopage passées, affirmant vouloir éviter une «chasse aux sorcières. Il ne faut pas de lynchage médiatique ou de chasse aux sorcières», a déclaré à Canal+ la ministre, membre du conseil de l'Agence mondiale antidopage (AMA).

«Je ne suis pas naïve mais il y a eu des années beaucoup plus noires. Le Tour de France, ce n'est pas que le dopage et le dopage, ce n'est pas que le Tour de France. La lutte contre le dopage est nécessaire, elle doit s'appliquer dans toutes les disciplines», a-t-elle déclaré à l'AFP.

Ne pas mélanger les époques

La ministre a rencontré durant environ 30 minutes cinq coureurs: Samuel Dumoulin (AG2R La Mondiale), Jérémy Roy (FDJ), Jérôme Pineau (Omega Pharma), l'Irlandais Nicolas Roche (Saxo) et l'Allemand Jens Voigt (RadioShack), doyen du peloton. «On en a marre d'être traité de cette manière par les médias. Il y a eu des problèmes comme en 1998, on ne les nie pas. On a mis du temps à assainir le vélo, il y a des contrôles très stricts. Aujourd'hui, on a un cyclisme qui n'a pas plus de contrôles positifs que les autres sports. Il faut faire passer le message au grand public que le vélo est un sport comme les autres, il faut arrêter de l'assimiler au dopage», a déclaré Samuel Dumoulin après la rencontre.

«On demande aussi que la commission d'enquête (du Sénat) fasse un effort pour que les noms (des coureurs du Tour 1998 dont les échantillons ont été réanalysés et positifs à l'EPO, ndlr) ne soient pas dévoilés le jour de l'étape de l'Alpe d'Huez (le 18 juillet). C'était la génération d'avant, ce n'est pas nous», a poursuivi le coureur.