PSG: Laurent Blanc, tout sauf un choix pas défaut?

FOOTBALL Le nouvel entraîneur parisien a affirmé qu'il ne se formalisait pas du choix tardif du club à son égard...

Julien Laloye

— 

A.Gelabart/20 minutes

Evidemment, il avait eu le temps de le voir venir et de s’y préparer. Laurent Blanc n’a pas fait semblant de nier la réalité. Oui il n’était sans doute pas en tête de la liste de course des Qataris, mais non il ne s’est pas considéré comme un bouche trou. «Vous savez dans ma carrière de joueur, je n‘ai pas souvent été le premier dans une liste et ce n’est pas très grave. Le plus important, c’est d’être celui qui est choisi au final» a répondu «le Président » lors de sa première conférence de presse en tant qu’entraîneur du PSG.

«Nous sommes fiers d’avoir eu Laurent Blanc»

A ce propos, Il faut  reconnaître à Nasser Al-Khelaïfi un certain savoir-vivre. Le président parisien a beau avoir sondé la moitié des entraîneurs d’Europe lors des dernières semaines, il a presque réussi à faire croire qu’il n’avait jamais rêvé que de l’ancien entraîneur des Girondins de Bordeaux. «Je suis très heureux de vous présenter notre nouveau coach. Vous le connaissez tous Champion du monde, champion d’Europe…Nous sommes très fiers de l’avoir signé deux ans et je suis sûr qu’avec lui le club est sur la bonne voie pour continuer à gagner des titres.»

>> La présentation de Laurent Blanc à revivre en live comme à la maison

Leonardo aussi a eu droit à son petit mot de félicitation «pour son travail de recherche d’un nouveau coach». Mais le Brésilien, cheveux courts et bronzage copacabanesque, n’était pas convié à monter sur l’estrade. Le signe que l’arrivée de Laurent Blanc va rogner sur ses prérogatives de directeur sportif? Pas franchement, si l’on en croit l’ancien sélectionneur des Bleus. «Quand j’ai signé, le président m’a dit "ta place est prévue là", et je me suis assis là, pas ailleurs». Blanc semble d’ailleurs avoir une marge de manœuvre toute relative quant à la composition de son staff.  Jean-Louis Gasset sera bien son adjoint, Claude Makélélé fera sans doute partie du staff, mais pour le reste, «on en discute avec le président».  Lequel décidera d’un peu près tout, si l’on a bien compris.