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Roland-Garros 2013: «Si Jo continue, il va carrément nous éclater», assure Yannick Noah
TENNIS – Vainqueur il y a trente ans à Roland-Garros, Yannick Noah pourrait bien voir Tsonga lui succéder…A Roland-Garros, Antoine Maes
«C’est d’autant plus sympa que je peux venir dans une atmosphère, une espèce de truc, où on sent que Jo est en train de préparer quelque chose de beau». Yannick Noah ne pouvait pas vraiment y échapper: parce qu’on fêtait mercredi les trente ans de sa victoire contre Wilander. Et surtout parce qu’on a rarement été aussi proche de voir un Français enfin lui succéder au palmarès, avec Jo-Wilifried Tsonga.
Forcément, Noah évoque son «héritier» avec une beaucoup de prudence. «A part le fait qu’on est n°1 français, qu’on porte les espoirs du tennis français et qu’on est métis, je pense qu’il n’y a pas d’autre comparaison. Il a un jeu qui lui est particulier, il tape très fort, j’avais pas du tout cette façon de jouer», explique le héros du 5 juin 1983. Un point commun tout de même: «Quand il arrive sur le Central, il peut donner du bonheur, faire vibrer ce court».
«Il nous donne de l’espoir»
Pour cela, il faudra d’abord s’offrir David Ferrer, vendredi en demi-finale. Mais Yannick Noah n’est pas vraiment du genre à donner des conseils tennistiques. «Je suis ça de trop loin. J’imagine que Jo n’a pas intérêt à faire durer les échanges. Il faut que ce soit des phases de 5 ou 6 frappes plutôt que des dialogues de 20 frappes», enchaîne Noah.
En attendant l’heure de vérité, il conseille à Tsonga, à qui il a envoyé un SMS avant son quart contre Federer, de trouver «un endroit pour se ressourcer». Et de vivre sa fin de semaine à fond. «Je le sens bien. Pas parce que j’ai vu quelque chose que personne n’a vu. Mais parce que ça me faire plaisir de le voir dans cet état. Il nous donne de l’espoir. On a besoin de ça, de s’éclater. S’il continue, il va carrément nous éclater. Et ça fait longtemps qu’on s’éclate pas», conclut Yannick Noah.


















