Roland-Garros 2013: Ce qui a changé chez Rafael Nadal depuis 2005

A Roland-Garros, Romain Baheux
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Rafael Nadal sur le court central de Roland-Garros, le 3 juin 2013.
Rafael Nadal sur le court central de Roland-Garros, le 3 juin 2013. — MARTIN BUREAU / AFP

On ne décrit plus Rafael Nadal. Depuis huit ans et le début de son règne à Roland-Garros, uniquement interrompu en 2009, les adversaires du Majorquin ont largement eu le loisir d’admirer les composantes de son jeu. Si vous voulez vraiment un résumé du phénomène, l’Espagnol, opposé à Stanislas Wawrinka ce mercredi en quart de finale, présentait à l’origine une condition physique exceptionnelle, un mental insubmersible et la meilleure défense du circuit. C’était déjà pas mal et ça lui a permis de remporter son premier Roland-Garros en 2005. Mais Nadal s’est depuis bien étoffé pour renforcer son statut d’ultra-favori à Paris.

Roger Federer: «C’était un garçon, c’est devenu un homme»

Le septuple vainqueur à la porte d’Auteuil a continué d’insister sur l’un de ses points forts, son physique. En 2005, il était ce jeune homme aux bras imposants qui suscitait les fantasmes des lycéennes. Le Nadal 2.0 est encore plus massif. «C’est un joueur plus puissant qu’à ses débuts, il a évolué physiquement, raconte Jo-Wilfried Tsonga. Il a pris de la masse musculaire, il est plus robuste.» «C’était un garçon, maintenant c’est un homme», juge Roger Federer.

Pour Richard Gasquet, «il est bien plus fort qu’à ses débuts»

Un homme bien plus complet. Piètre serveur à ses débuts, Nadal a réalisé d’énormes progrès techniques pour renforcer son jeu. «Il court moins qu’avant et il fait beaucoup moins de coups droits. Il est bien plus fort qu’à ses débuts», analyse Richard Gasquet, qui l’a connu dès les catégories de jeunes. «Quand il était plus jeune, il avait le jeu pour gagner Roland-Garros. Maintenant, il est excellent partout», souligne Julien Benneteau. Une mutation qui lui a permis de s’attaquer aux autres surfaces et de remporter au moins une fois chaque tournoi du Grand Chelem.

Si son genou l’a obligé à effectuer un break de plus de six mois après Wimbledon, l’Espagnol a très vite retrouvé son niveau, même si Novak Djokovic l’a battu en finale de «son» tournoi de Monte-Carlo cette année. Nerveux depuis son entrée en lice à Roland-Garros, Nadal sait pourtant qu’il part avec une longueur d’avance sur le Serbe sur terre battue. «Il a amélioré ses points faibles mais ses points forts sont encore plus forts», glisse Federer, tombé quatre fois en finale contre le Majorquin à Roland-Garros. Paris reste son terrain de jeu et ça, ça n’a pas changé.