Roland-Garros 2013: Rafael Nadal a «ressenti beaucoup de pression»

Romain Baheux
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Rafael Nadal a souffert contre Brands, le 27 mai 2013 à Roland Garros.
Rafael Nadal a souffert contre Brands, le 27 mai 2013 à Roland Garros. — A.Reau/SIPA

Un frisson a parcouru le Central, lundi. Après avoir perdu le premier set, Rafael Nadal se retrouve mené trois à zéro dans le tie-break du deuxième set. De l’autre côté du court, l’Allemand Daniel Brands met le tenant du titre et septuple vainqueur de Roland-Garros en danger depuis près de deux sets. «Près de» seulement car c’est à ce moment là que l’Espagnol a repris la main sur la partie pour ne plus rien lâcher ensuite (4-6, 7-6, 6-4, 6-3). Et s’éviter une très mauvaise surprise pour sa première participation à un Grand Chelem depuis Wimbledon en 2012.

«Je ne comprends pas comment il peut en être là au classement ATP»
 
«Je ne comprends pas comment il peut en être là au classement ATP (Brands est 59e), s’exclame l’Espagnol, visiblement soulagé. Il avait une très bonne tactique qu’il a parfaitement exécutée. Il a très bien servi pendant tout le match. J’ai essayé de trouver des solutions mais il fallait juste avoir l’humilité de se dire que ton adversaire est meilleur que toi et qu’il faudra prendre ta chance plus tard.»
 
 
Une situation pas du tout du goût du Majorquin, contraint de se retourner vers de mauvais souvenirs. Pour retrouver trace d’un joueur vainqueur du premier set à Paris contre Nadal, il faut remonter à 2009 et sa rencontre contre Robin Soderling en huitième de finale. Soit sa seule défaite depuis ses premiers pas du côté de la porte d’Auteuil en 2005.
 
«J’ai ressenti beaucoup de pression, avoue Rafael Nadal. Tu perds le premier set et ensuite tu vois successivement les différentes opportunités de revenir dans le match s’éloigner. Je ne me suis alors focalisé que sur une seule chose: tenter à tout prix de gagner le point suivant.» Une stratégie qui l’amène au deuxième tour du tournoi parisien sans que ce soit la formalité annoncée par tout le monde. La faute à Daniel Brands.