Ligue 1: Les Ultras français se défendent

AFP

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Les forces de l'ordre tentent de disperser des casseurs, le 13 mai 2013 au Trocadéro.
Les forces de l'ordre tentent de disperser des casseurs, le 13 mai 2013 au Trocadéro. — Chine nouvelle/SIPA

Les «Ultras français», qui représentent des groupes de supporteurs de clubs de L1 et L2, dénoncent les nombreuses «mesures répressives» qui les visent et vont se multiplier après les incidents des derniers jours, jeudi dans un communiqué commun.

Les Marseillais pas représentés

«En quelques jours les +ultras+ sont devenus l'ennemi public N.1, s'insurgent les signataires d'un communiqué commun. Avec les incidents du Trocadéro et la confrontation opposant des supporteurs lyonnais et marseillais, le Ministère de l'Intérieur et la LFP annoncent de nouvelles mesures répressives contre les supporteurs». Cinq jours après les incidents lors de la célébration du titre parisien au Trocadéro une violente bagarre avait opposé des supportes lyonnais et marseillais qui s'étaient croisés par hasard sur une aire d'autoroute.

«Les incidents du Trocadéro sont tout d'abord révélateurs des erreurs commises depuis plusieurs années par les pouvoirs publics: en interdisant la réunion de supporteurs en association et en multipliant les dissolutions d'associations déjà existantes, ils privent les clubs d'interlocuteurs crédibles et responsables. Avec des groupes de supporteurs organisés et structurés, jamais cette fête ne se serait déroulée ainsi», assurent-ils encore.

Peur sur l'Euro 2016 ?

«Il est regrettable que ni la LFP ni les ministères de l'Intérieur ou des Sports ne souhaitent établir, au préalable, un bilan de la politique répressive déjà menée. Nous rappelons aux autorités publiques et sportives qu'elles auront pour tâche d'organiser l'Euro 2016, et qu'elles seront garantes de la sécurité des supporters européens. Si la LFP et le Ministère de l'Intérieur sont incapables d'encadrer quelques centaines de supporters en déplacement, comment feront-elles face au déferlement de centaines de milliers de supporters venant de toute l'Europe», s'interrogent encore les ultras.

De nombreux groupes font partie des signataires de ce communiqué. Si des groupes du PSG, Lyon, Saint-Etienne, Bordeaux ou Montpellier pour ne citer qu'eux, sont représentés, aucune association marseillaise ne figure toutefois dans ce communiqué.