Qualification pour le Mondial 2014: Les Bleus doivent-ils viser le nul contre l'Espagne?

Romain Baheux

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Hugo Lloris et Mamadou Sakho avaient ramené un match nul de Madrid en octobre 2012 (1-1).
Hugo Lloris et Mamadou Sakho avaient ramené un match nul de Madrid en octobre 2012 (1-1). — REUTERS/Sergio Perez

On parlait déjà du goal-average qui s’annonçait défavorable pour les Bleus dans la lutte pour la première place de ce groupe I. On évoquait la nécessité de l’emporter contre l’Espagne mardi et on se demandait comment faire tomber les champions du monde et d’Europe. En un match, l’Espagne, ou plutôt la Finlande qui a réussi l’exploit de tenir la Roja en respect sur ses terres (1-1) vendredi, a rendu caducs tous ces débats et a modifié le rapport de force entre les Bleus et les Ibériques. En tête du groupe avec deux points d’avance, les hommes de Didier Deschamps peuvent se contenter du match nul contre les Espagnols et réaliser un sans-faute lors des trois derniers matchs en Géorgie et en Biélorussie et contre la Finlande pour partir directement au Mondial brésilien.

 
Yohan Cabaye: «Le nul ne change rien»
 
Il est alors tentant d’imaginer les Bleus se retrancher au Stade de France pour jouer le match nul à tout prix. Pas vraiment dans les plans de Didier Deschamps. «Un match nul nous obligerait à faire le plein lors de deux déplacements et la réception de la Finlande, analyse le sélectionneur. «Je ne me vois pas dire à mon équipe "on défend, on défend", même s’il faudra très bien défendre contre les Espagnols.»
Jouer le 0-0 contre la meilleure équipe du monde paraît également hasardeux pour ces Bleus. Hugo Lloris n’a conservé sa cage inviolée qu’à deux reprises, contre l’Uruguay et la Finlande, sur les huit matchs de l’ère Deschamps. «L’Espagne va être revancharde, craint Blaise Matuidi. On sait à quoi s’attendre, ça ne va pas être foncièrement différent du match aller (1-1).»
 
Le programme de mardi soir risque d’être sensiblement le même que celui d’octobre à Madrid: de la possession ibérique, des petites passes et une mise à l’épreuve constante de la défense. La formule simple et redoutable qui a amené l’Espagne au sommet du football mondial.«Le nul de l’Espagne contre la Finlande ne change rien, ils allaient venir pour gagner le match, estime Yohan Cabaye. Maintenant, ils sont encore plus obligés de gagner le match que nous. C’est sûr qu’on va jouer pour gagner le match mais le nul sera un très bon résultat.» Une donnée que les Bleus ne risquent pas d’oublier.