PSG: Beckham a aussi un intérêt sportif
FOOTBALL•L'Anglais peut être utile dans un rôle de joker...Julien Laloye, au Parc des Princes
David Beckham n’en a pas fait mystère, il ne sera pas sur la pelouse vendredi pour défier Toulouse au Stadium. Ni même sur le banc, sans doute en tribune. L’Anglais est conscient qu’il a «besoin de temps» avant d’être capable de rejouer, lui qui a terminé sa saison aux Etats-Unis début décembre, mais il n’entend pas passer ses cinq mois à Paris en touriste: «Je sais que je ne vais pas être dans le onze de départ automatiquement, mais je vais me battre pour, comme je l’ai toujours fait dans ma carrière.»
«Son talent sur coup de pied arrêté, à la rigueur»
Dans les faits, que peut apporter au PSG un joueur de 37 ans qui n’a plus joué dans un grand championnat depuis trois ans, tout Beckham soit-il? «Franchement j’ai du mal à voir répond le consultant de Canal+ Olivier Rouyer, plus que sceptique sur le rôle que pourrait être amené à jouer l’ancien mancunien à Paris. «A Milan il avait le niveau mais ça commence à dater. Peut-être que son talent sur coup de pied arrêté peut encore servir, mais quoi d’autre?»
Carlo Ancelotti, à qui on n’a pas forcément demandé son avis au moment de recontacter Beckham pour lui proposer une pige, doit quand même en avoir une petite idée, lui qui parlait en ces termes de l’Anglais à So Foot en 2009, lors de son premier passage en Italie. «Sur le terrain, il voit tout avant tout le monde. Il a compris très vite, en perdant un peu de sa vitesse, que sa vision du jeu allait pouvoir lui faciliter son adaptation dans un rôle un peu plus axial.» Plus rien à voir, donc, avec le joueur qui labourait le couloir droit à Manchester. Depuis son époque madrilène, Beckham est devenu une sorte de meneur de jeu reculé, dans un registre similaire à celui d’un Xabi Alonso au Real Madrid, la science du tacle en moins.
Un rôle de joker au milieu de terrain?
Ca tombe bien, c’est un profil qui ne court pas les rues au PSG, où personne ne maîtrise vraiment le jeu long en dehors de Thiago Silva. Surtout, le club parisien a laissé partir Sissoko, Bodmer et Rabiot au mercato…trois milieux défensifs qui ne seront plus là pour faire de l’ombre à Sir David, dont l’expérience ne fera pas non plus tâche au sein d’un effectif encore tendre sur le plan européen. «Paris s’est peut-être dit qu’il rendrait service en C1. Sur 20 minutes par match, pourquoi pas, il peut donner quelques bons ballons» acquiesce Rouyer. De là à devenir un titulaire indiscutable au PSG, il y a tout de même de la marge, tempère l’ancien international: «Le faire démarrer un quart de finale de Ligue des champions, ça me paraît impossible. Au niveau de la vitesse et du rythme, le foot européen c’est autre chose que le championnat américain.» A fortiori un championnat aussi physique que la Ligue1.


















