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Dakar: «Ma plus belle victoire, c'est la première en moto», assure Stéphane Peterhansel

Dakar: «Ma plus belle victoire, c'est la première en moto», assure Stéphane Peterhansel

RALLYELe Français a décroché sa 11e victoire dans le Dakar, sa 5e en voiture...
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre envoyé spécialà Santiago du Chili,

Il a pris tout son temps, comme pour savourer. Deux bonnes heures entre la fin de la dernière spéciale et son arrivée au parc fermé de Santiago du Chili: Stéphane Peterhansel a pris le temps de profiter de sa 11e victoire sur le Dakar.

Pourquoi avoir mis autant de temps pour arriver à Santiago?

On a trainé un peu, on a discuté… Mais c’est un gros soulagement, parce qu’il y a toujours de la pression, de la concentration et ce n’est pas évident. Passer la ligne d’arrivée encore une fois en vainqueur, c’est que du bonheur.

Est-ce que vous avez douté une seule fois pendant ce Dakar?

Pas vraiment. On a eu la chance d’avoir un Nasser très présent, qui nous a poussé à attaquer toute la première semaine. On était confiant, parce que dès le 2e jour, on avait un bon feeling avec la voiture, qui passait bien dans les dunes. Des doutes, on peut toujours en avoir, mais il y avait beaucoup moins de stress que l’année dernière.

La joie est toujours aussi forte même quand on gagne pour la 11e fois?

Nan… La plus belle victoire, c’est la première en moto. J’en rêvais tellement… Mais bon, ça a quand même toujours la même saveur, et c’est vraiment un moment de partage avec le team qui travaille avec nous pendant toute l’année, et pas seulement le pilote et le copilote.

Record de victoires en moto, record de victoires en voiture… Ca représente quoi?

Le record en voiture était détenu à égalité avec Vatanen. La prochaine motivation, ce sera peut être de faire six et six. Ce qui est incroyable, c’est que sur mes quatre dernières courses, j’ai fait 25 000 km, et la Mini n’a posé aucun problème technique, je me suis pas arrêté une seconde pour réparer quelque chose. C’est sûrement ça la clé de la réussite

C‘était votre victoire la plus facile?

En moto, j’ai eu des victoires faciles. Là j’ai passé une semaine à pousser très fort, et une semaine à gérer. Mais c’est jamais simple de rouler doucement. On fait plus d’erreurs, la voiture on la tient moins bien. Quand on est en dessous de son rythme on conduit mal, tout simplement.

Cyril Despres pourra égaler votre record l’an prochain…

Cyril, il fait vraiment le métier. Je donnais pas cher de sa peau, mais il a été constant, fort dans sa tête, il a vraiment assuré. Il mérite de peut être m’égaler l’année prochaine. Personne n’est à son niveau en ce moment en moto.