01:36
Mondial de hand : Pourquoi il faut continuer à faire confiance aux Bleus
HANDBALL•Si elle n'a pas convaincu au premier tour, l’équipe de France ne doit pas être enterrée avant l’heure...Julien Laloye
De notre envoyé spécial à Barcelone (Espagne)
«Des problèmes en défense, quel problèmes?» demande Nikola Karabatic au lendemain de la défaite surprise contre l’Allemagne. C’est tout le paradoxe qui escorte le parcours de l’équipe de France depuis le début des championnats du monde. Tout le monde s’inquiète pour elle, sauf les joueurs, lesquels n’ont pas cessé de répéter qu’ils seraient prêts le Jour J tout au long d’un premier tour chaotique. Comme des garçons qui ont tout gagné ou presque depuis cinq ans méritent un minimum de confiance, on s’est penché sur les raisons d’être optimistes pour la France avant le huitième de finale face à l’Islande.
Les Bleus savent se relever d’un échec
«Ce match face à l’Allemagne, c’est le genre de scénario qu’on a déjà vécu. Je me souviens du France-Islande de 2007, on se fait transpercer dans tous les sens et on perd de dix buts (huit en fait, ndlr) » Le but de ce rappel de Claude Onesta ? Démontrer que l’équipe de France est déjà passée au travers en poule sans que cela ne présage de la suite. En 2007, seul un arbitrage douteux avait empêché les Français de jouer l’or. Un an plus tôt, à l'Euro, Des Experts encore en gestation avaient plié contre l’Espagne en poule avant d’atomiser le voisin ibère en finale. Enfin, personne n’a oublié le revers face à l’Islande aux JO de Londres, les critiques qu’il avait entraînées -«Une équipe lézardée, des cadres trop vieux »- et la réaction qui s’en est ensuivie. «Cette défaite arrive au bon moment. Elle va nous permettre de nous remettre en question» appuie Cédric Sorhaindo.
Les Bleus sont les rois des matchs couperets
Depuis la demi-finale de l’Euro 2008 et la défaite sur le fil contre la Croatie (ah ce dernier tir sur le poteau de Karabatic…), l’équipe de France n’a plus perdu un match à élimination directe. Douze victoires dans les matchs à la vie à la mort, série en cours. Une statistique qui ne doit rien au hasard selon Onesta : «Depuis le temps, les joueurs se sont habitués à ne jouer que les matchs qu’ils estiment déterminants. Ceux qu’ils ont choisis en quelque sorte. Chacun dans cette équipe a déjà démontré qu’il était capable de se sublimer quand ça comptait». Sous-entendu, les Bleus ont tellement gagné qu’ils peuvent rallumer la flamme presque sur demande. Daniel Narcisse n’irait pas jusque là, mais le futur parisien reconnaît «qu’avec l’expérience et le vécu de l’équipe, l’intensité monte toute seule dans les gros matchs».
Les Bleus ne jouent que l’Islande
«L’Islande, la Macédoine ou la Russie, ce sont trois équipes se tiennent. Pour nous c’est pareil». Nikola Karabatic résume le point de vue de tous ses coéquipiers et celui de Claude Onesta avant le 8e de finale: l’équipe islandaise alignée en Espagne ne représente pas le même danger que d’habitude. Karason, Atlason, Petersson et le mythique Stefansson absents, l’Islande a entamé cette compétition avec une base arrière décimée d’avance, un peu comme si les Bleus devaient évoluer sans Karabatic, Narcisse, et Barachet à la fois. Conséquence, «c’est une équipe dont la réussite dépend entièrement de sa défense et de capacité à marquer sur jeu rapide détaille Onesta. Donc le problème de défense qu’on a eu contre l’Allemagne, on va le régler à l’échelle islandaise. C’est une équipe dont on doit prendre la mesure à condition qu’on accepte le combat.»


















